Port-au-Prince, 27 mars 2002 -(AHP)- Le représentant de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en Haïti, Gérard Johnson a indique mercredi que cette institution continuera à assister techniquement Haïti à la demande de l'Organisation des États Américains (OEA), en dépit de la poursuite de las crise politique.
Ainsi, un total de 33 projets ont été approuvés dans le cadre de ce programme d'assistance technique.
Un montant de 500.000 dollars sera décaissé en faveur de l'Électricité d'Haïti bénéficiera 1.000.000 de dollars pour le secteur eau potable, 2 millions pour un projet de formation professionnelle.
Plusieurs autres projets de développement local seront financés dans le cadre de ce programme, a encore fait savoir Gérard Johnson, ajoutant que la persistance de la crise politique n'aura aucun impact sur ce programme réalisé sous forme de don.
Le représentant de la BID a toutefois réaffirmé que son institution n'a pas l'intention de débloquer de l'argent en faveur d'Haïti dans le cadre des prêts négociés avec le gouvernement pour financer un ensemble d'autres projets.
Selon M. Johnson, 425 millions dollars de prêts ont été négociés entre la BID et les autorités haïtiennes.
De ce montant, 145 millions sont destinés à financer des projets dans les domaines de l'éducation, la santé, la décentralisation et la privatisation.
Il a fait savoir que le pays doit payer à la BID des intérêts annuels de 50% sur cette somme, en dépit de sa décision de bloquer ces prêts pour des raisons politiques.
Gérard Johnson a fait ressortir la nécessité pour les acteurs politiques haïtiens de trouver une issue à la crise politique, estimant que dans les conditions actuelles la BID ne peut se permettre de débloquer de l'argent en faveur d'Haïti.
Plusieurs institutions personnalités nationales et internationales ont appelé ces derniers jours la communauté internationale à ne pas pénaliser la population haïtienne.
C'est dans ce contexte que l'évêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge Miot et les parlementaires des pays ACP/UE ont appelé séparément au dégel de l'aide étrangère pour soulager des centaines de milliers d'haïtiens qui font face à de sérieux problèmes de santé, d'éducation et de nourriture.
La République d'Haïti a déjà perdu un montant estimé à 70 millions de dollars en raison de la persistance de la crise.