Port-au-Prince, 27 Août 2002 -(AHP)- Le porte-parole de la Fédération des Etudiants de l'Uniersité d'Haïti (FEUH) Lucien Joseph a indiqué mardi que l'organisation va continuer sa lutte pour forcer les reponsables de l'Education Nationale à accepter le retour au rectorat de l'ancien conseil exécutif.
Les membres de la FEUH ont demandé aux étudiants de rester mobilisés en prenant part à toutes les activités entreprises par l'organisation notamment les conférences-débat, les marches et les sit-in pour combattre ce qu'ils appellent l'ingérence de l'Etat dans les affaires internes de l'Université.
Les membres du FEUH ont une nouvelle fois mardi accusé la police de passivité pour avoir laissé un autre groupe d'étudiants de manifester devant le local de l'Ecole Normale Supérieure d'où devait partit leur manifestation le 22 août.
Les membres du Front de résistance dont la FEUH est une composante sont eux-mêmes accusés d'avoir molesté le même jour des journalistes de la Télévison nationale et de Radio kadans.
Entre temps, la commission provisoire nommée par le Ministère de l'Education pour gérer l'université en attendant l'élection d'un nouveau conseil, a présenté vendredi un avant-projet de loi-cadre de l'enseignement supérieur en haïti, tout en appelant
les différents secteurs concernés à produire leurs remarques et suggestions.
Dans un communiqué daté du 27 août, la commission informe la communauté universitaire et le public en général que le rectorat a repris ses activités avec la colaboration du personnel administratif en vue d'harmoniser les rapports existant entre la dite institution et l'Université d'Etat
Le mandat de l'ancien recteur Pierre Marie Paquiot est arrivé à terme depuis le mois de mai.
Pour sa part, le leader du PPN, Benjamim Dupuy, a dénoncé mardi l'attitude de la Convergence qu'il estime vouloir exercer une main-mise sur l'Université.
M. Dupuy a fait savoir que presque tous les doyens de l'université d'Etat sont des membres de la convergence et du CRESFED, un centre de recherche dirigé par Mme Suzy Castor, l'épouse d'un des principaux responsables de la convergence, Gérard Pierre Charles.
"Ce qui est en train de se passer à l'Université n'a rien à voir avec une quelconque lutte pour l'autonomie de l'Université", il s'agit plutôt d'une lutte politique, a lancé Ben Dupuy.
Il invite la population à rester mobilisée dans le cadre d'une alternative du PPN.