EXTRAIT DE LA PLAIDOIRIE EN FAVEUR DES INTERNAUTES LAVALASSIENS
Madame la Présidente,
Mes clients sont jeunes, certains ont moins de trente ans. On leur offrait beaucoup d'argent, plus qu'ils ne rêveraient d'en gagner- pour occuper l'espace du Net: "Prendre le béton" en somme. Madame la Présidente, à leur décharge, ces jeunes gens viennent pour la plupart de milieux défavorisés, ils sont la première génération lettrée de leur famille. A contrario de certains intellectuels pervers qui en leur âme et conscience ont choisi la désinformation comme arme systématique de destruction d'un peuple. Ces jeunes hommes Madame sont comme des enfants qui manipulent leur premier joujou compliqué, ignorant qu'ils peuvent se faire mal. La formulation bancale et primaire de leurs idées plaide en leur innocence. Ils n'ont vraiment pêché que par bêtise, ce qui vu les circonstances, je vous l'accorde est délictuel en soi.


Marc-Aurèle, les-cinq-continents, Lambert, l'homme-du-nord, fiantre-de-poule et consors sont davantage à plaindre qu'autre chose, Madame la Juge. Prenons l'exemple de Marc-Aurèle, il a trente ans, dont vingt-cinq à Montréal. Que peut-on en attendre? Il est banal, non forcément élégant, banal, qu'il ait cherché à faire du zèle pour affirmer une haitiannité déliquescente. N'oubliez pas la surenchère qui a caractérisé cette période Madame la Présidente. Ajoutez à cela moult complexes et frustrations personnelles cela vous donne le cocktail que vous contemplez ici. Je crois qu'une sentence qui les garderait hors du pays devrait suffire, nous n'emprisonnerions rien, en les enfermant, Madame, ces pauvres gens ne sont que du vent.
Paris 230204