L?Église doit parler?
L?archevêque de Paris, à propos des recherches sur l?embryon et la dérive eugéniste issue du « diagnostic préimplantatoire » (DPI) déclarait : « Si l'Eglise ne prend pas la parole aujourd'hui, on dira dans quelques années : ?Pourquoi l'Eglise s'est-elle tue ?? ».
Oui l?ÉGLISE d?Haïti, UNE, qu?elle soit catholique, protestante ou copte se doit de parler maintenant ou accepter d?être questionnée dans quelques années par une société civile malade, traumatisée sinon hantée par une insécurité grandissante et ne sachant à quel saint se vouer, surtout pas à un gouvernement qui a montré son laxisme.
Tel parle de fusiller sur la place publique, tel autre parle de raser les zones de non droit et la majorité silencieuse soupire. En attendant de consulter les oracles ou le directeur de conscience qui donnera le droit de tuer ou l?arme de la liberté ?
Nous citerons pour ceux-ci Albert Camus qui confronté en 1945 aux émeutes anti-françaises de Sétif, s?exclamait : « Il faut répondre au meurtre par la seule justice. Pour éviter un avenir irréparable » . Et pour ceux-là Thomas Kean président républicain de la Commission du 11 septembre « Le nombre de terroristes que nous créons risque de dépasser le nombre de ceux que nous tuons ».
En attendant, vous les responsables de l?ÉGLISE aller-vous venir avec autre chose que des protestations ou des ??Abraham dit c?est assez?? ? Que dites-vous ? Que faites-vous ? Il est impérieux de parler à haute et intelligible voix, la société civile fait face à un terrible danger.
Il nous faut un Moïse haïtien qui puisse nous montrer le chemin à suivre pour atteindre l?Haïti promise.
En massacrant des vies innocentes, les criminels veulent nous pousser à jouer à la roulette russe avec les libertés. Refusons d?entrer dans le piège qu?ils nous tendent.
Un virage sécuritaire peut à tout moment se transformer en un dérapage liberticide.
Un citoyen concerné.