
07-15-08, 06:16 PM
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Un gazoduc entre la République dominicaine et Haïti Dans la foulée de l'escalade des prix du pétrole et des céréales, les chefs d'Etat et dignitaires des pays de la Caraïbe et de l'Amérique latine se sont réunis dimanche dans la capitale vénézuélienne pour participer au cinquième Sommet Petrocaribe. " Examiner le panorama énergétique de la région et rechercher des formules effectives pour assurer la stabilité et la sécurité énergétiques", tel est l'objectif visé par les organisateurs de ce sommet à l'heure de la flambée des prix du brut sur le marché mondial.
Fortement concernée par la crise énergétique, Haïti a marqué sa présence à cette assise extraordinaire par le biais du président René Préval qui a laissé Port-au-Prince, sans tambour ni trompette, samedi dernier, pour se rendre à Maracaïbo.
Plus de deux ans après l'intégration officielle d'Haïti à ce programme, beaucoup de gens commencent à se montrer sceptiques quant aux capacités du Petrocaribe d'aider la Caraïbe et particulièrement Haïti à faire face au problème de la stabilité et de la sécurité énergétiques.
Dans le cadre de ce programme, il est prévu la construction d'un gazoduc terrestre de 300 kilomètres en tuyau de 10 pouces pour transporter le gaz naturel liquide de la République Dominicaine vers Haïti sous l'impulsion du Venezuela à travers le Petrocaribe. C'est ce qui a été convenu lors de la IV réunion ministérielle d'accord régional. Cela ouvre la possibilité pour que la République dominicaine de se convertir en un centre multiple de distribution de gaz naturel pour les grandes Antilles.
La République dominicaine devra mettre en branle une équipe technique compétente avec les facilités techniques et les structures qu'il faut pour l'importation et la régularisation du gaz naturel qui doit se faire simultanément avec la construction du gazoduc.
Le projet embrasse non seulement le gaz naturel liquide mais aussi le gaz naturel compressé. La construction de ce gazoduc devra commencer à partir de l'année prochaine et s'étendra sur deux à trois ans.
Les organisateurs de ce sommet ont annoncé tout un train de mesures pour aider les petits pays face à l'envolée du prix du pétrole. Parmi ces mesures, il convient de signaler l'assouplissement de la tarification pour 16 pays concernés par le programme.
En effet, le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé que les membres de Petrocaribe paient 40% de leur facture pétrolière dans les 90 jours suivant la livraison et les 60% restants dans un délai de 25 ans avec un taux d'intérêt de 1%, si le prix du baril dépasse les 100 dollars. Des conditions qu'Haïti bénéficie déjà.
Jusqu'à présent, le mécanisme prévoit le paiement de 50% de la facture à 90 jours et le financement des 50% restants à 25 ans avec un taux d'intérêt de 1% et deux ans d'exemption.
Dans le cas où le prix du baril dépasserait les 200 dollars, les pays de Petrocaribe paieraient au Venezuela 30% de la facture à 90 jours et le solde serait financé à long terme, a ajouté M. Chavez. "Cela pourra compenser la hausse horrible des prix du pétrole", a-t-il dit.
Petrocaribe, créé en 2005 à l'initiative du Venezuela, vend quelque 200.000 barils par jour de brut et de dérivés à Cuba, République dominicaine, Belize, Jamaïque, Surinam, la Guyane, Grenade, Bahamas, Dominique, Saint-Vincent et Grenadines, Saint Kitts and Nevis, Antigua et Barbade, Nicaragua, Honduras et Haïti.
Le cinquième sommet a vu l'intégration du Guatemala alors que le Costa Rica était invité comme observateur. | |