Le cas de Dumarsais Mécène Siméus est sur ce point exemplaire et révélateur. Voilà quelqu?un qui a fait ses preuves aux États-Unis, qui a montré qu?il sait ce que c?est que de mener une barque et qui, puisqu?aux Etats-Unis l?escalier qui monte vers le ciel est de plus en plus accessible aux Noirs, pourrait très bien devenir Gouverneur de l?État du Texas. Et pourquoi pas? Une de nos compatriotes est bien devenue, il n'y a pas bien longtemps Gouverneure de la grande nation canadienne. Et ce quelqu?un pour "sauver Haïti" n'a qu'un rêve: aller seconder le Gouverneur Général d'Haïti, Juan Gabriel Valdés, dans son travail de tuteur d'Haïti. Car tout doit être clair: lorsque Valdés proclame avec l?appui de la communauté internationale qu'il est en Haïti pour au moins dix ans encore, cela veut dire que le poste pour lequel Dumarsais Mécène Siméus va se battre et qui s'appelle pompeusement Président de la République, n'est en réalité qu'un poste de Vice-Gouverneur honorifique d'Haïti pour la prochaine décennie.


Pour faire ce genre de travail finalement pas très reluisant on n'a vraiment pas besoin de quelqu'un du calibre de Dumarsais Mécène Siméus. Des experts soussous déjà sur le terrain, entraînés, rodés, sont autrement mieux qualifiés que lui.
Dumarsais Mécène Siméus, si vous voulez retourner en Haïti pour aller faire ce que vous auriez honte de faire aux Etats-Unis, autrement dit aller porter l'attaché-case d'un Valdés, il vaut mieux rester là où vous êtes, pour que le peuple haïtien puisse garder pour vous l'estime que vous lui inspirez actuellement.
Si, par contre, vous refusez d'entrer dans une compétition électorale bidon pour aller occuper un poste bidon, Dumarsais Estimé pourra vous dire de là où il est:
« Tokay, vié frè, moi qui avais fièrement mené une campagne pour effacer la tutelle, je te remercie d'avoir refusé de t'y mêler, sous quelque forme que ce soit. Et si tu veux maintenant que je sois réellement fier de toi, réapprends aux Haïtiens la leçon de 1804, et que tu as si bien retrouvée et pratiquée aux Etats-Unis:
DO-IT-YOURSELF. »
En attendant, qu'il soit clair qu'en ce qui me concerne, simple citoyen d'un pays auquel je me sentirai toujours hautement honoré d'appartenir, quelles que soient ses épreuves, je suis absolument, entièrement, totalement, intégralement, intrépidement, souverainement, patriotiquement, intransigeamment contre la Minustah. Et j'attends que tous mes "gaçon solid" dont je lis les noms sur une triste liste, sortent de ce parc à bestiaux des candidats à la présidence, où ils se sont tous engouffrés sous la houlette des tous ces minus de la Minustah et qu'ils se donnent la main entre eux pour gérer eux-mêmes ces élections et reprendre eux-mêmes le pays en main. Un des meilleurs d'entre eux me dit qu'on a déjà trop dépensé pour stopper l'opération. Quand on se trompe, il vaut mieux s'arrêter pour ne pas dépenser encore dix fois, cent fois plus pour rien.


Dumarsais Mécène Siméus, heureux d'avoir appris que vous existez. Cela a renforcé ma conviction que, quand nous voulons, we are the best. Mais si c'est pour vous voir aller vous démener en vue de devenir demain le "sécrétè" de Valdés, bonjour et au-revoir!
Vous me retrouverez, quand vous voulez, sur le chemin du souverainisme, chemin montant, sablonneux, malaisé, semé d'embûches, harcelé par les roquets et les mercenaires de la démission nationale. Si vous êtes vraiment de la race de Titim, that?s where you belong; et dans ce cas je suis certain que vous ne mettrez pas beaucoup de temps pour y aboutir.