Branche Haïtienne-UNICEF: Sombre réalité des enfants en Haïti
La protection des enfants d'Haïti affectés par la violence armée est, à l'heure actuelle, un sujet de grande préoccupation. Tout le monde en parle. De nombreux adolescents en âge de scolarisation ne vont pas à l'école ; d'autres sont recrutés dans des bandes armées ; d'autres encore sont victimes d'individus armés.
Par Elodie Jeanneron
DOMactu.com, jeudi 14 septembre 2006 05:46
La branche haïtienne du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) organisait hier , un atelier de travail sur la protection des enfants affectés par la violence armée et le processus de désarmement, de démobilisation et réinsertion (DDR).
Cette activité, qui s'inscrit dans une logique de soutien au processus national du DDR, ainsi que dans celle de la récente création de la Commission de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion, a reçu le soutien de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Prenant la parole en la circonstance, le chef civil de la MINUSTAH , Edmond Mulet, fait état de la signature d'un mémorandum entre la mission onusienne et l'Unicef-Haïti pour garantir le plein respect des droits des enfants durant cette campagne de désarmement.
« La violence contre les enfants fait que ces enfants sont victimes deux fois. Ils sont très vulnérables, ils n'ont pas le droit à l'éducation, à la santé, le droit même à jouer. Ils sont exploités par les groupes armés », affirme le diplomate onusien.
Nous voyons des enfants armés, les leaders de gangs sont en train de donner des armes automatiques aux enfants de 10, 12 et 13 ans », soutient le chef civil de la MINUSTAH.
Les participants à cet atelier, sur la protection des enfants affectés par la violence armée, ont pu assister à la présentation d'un documentaire réalisé par le chef adjoint du Comité International de la Croix-Rouge en Haïti (CICR), Jean-Jacques Tshamala.
« Les enfants perdus de Cité Soleil » est un court métrage mettant en vedette les enfants armés opérant dans ce vaste bidonville. Armés jusqu'aux dents, encagoulés, ces enfants avouent avoir déjà donné la mort à plusieurs personnes à l'aide de leurs armes de gros calibre, dont M-1, T-65 et Kalachnikov.