Jean Dominique: Le prix du scoop!
*** OPINIONS ***
Dans le dernier éditorial de Jean Dominique, il s'était évertué à mettre la population en garde contre des élections "bien rangées, bien poudrées". Il évoquait une question d'infiltration du CEP par certains techniciens ... Cet éditorial, n'était pas clair. Il ne permettait pas aux néophytes de déduire d'où venait le coup fourré. Les naïfs, comme moi, s'en sont pris aux méchants traditionnels (américains et co.), même quand on ne pouvait pas bien s'imaginer comment ils auraient pu franchir le cordon sanitaire dressé par le gouvernement et ses organisations de "base", si vigilantes, autour du CEP.
Mais le secret était dans la sauce!
Jean Dominique a été envoyé Ad Patrem(!) avec les autres éditoriaux qu'il aurait pu développer sur le sujet. Ou bien pensait-il que l'avertissement allait être suffisant pour rappeler à l'ordre démocratique ses "amis" de la Lutte? Il est parti avec son secret.
Les élections ont eu lieu, contre barricades et manifestations violentes. Les résultats commencent à sortir. La confusion se fait de plus en plus grande.
Le CEP était bel et bien noyauté. LaFanmi Lavalas avait certainement la meilleure machine électorale et on comprend bien qu'elle ait pu en sortir vainqueur. Mais, c'est le même syndrome du "Grand mangeur". Il ne leur suffisait pas d'en sortir victorieux, ils ne voulaient, tout simplement, rien laisser aux autres.
Cette crise électorale témoigne très certainement d'une crise sociale bien plus profonde.
La solution, malheureusement, ne se trouve ni dans le démantèlement du CEP, ni dans l'annulation pure et simple des élections. Les coûts sociaux et politiques seraient trop lourds à payer (?!?). Dans ce contexte de vide institutionnel généralisé en Haïti, on est bien forcé de penser à une sortie de crise basée sur un compromis politique. Le Hic, c'est que la nécessité d'un compromis est incompatible à la logique du "Grand mangeur" et à sa reproduction comme cancer social.
QUE FAIRE?
PROPOSITION:
L'opposition droite-et-gauche calme ses ardeurs et revient sur ses mots d'ordre jusqu'au boutistes. De l'autre côté, Lafanmi-Lavalas concède à lacher du lest (des miettes) pour permettre le replatrage du processus électoral.
Limite:
Dans les deux camps ils sont des "chefs-coquins".
L'heure est peut-être plus grave qu'on ne le pense.
DÉFI:
Comment améliorer cette proposition? Au moins on pourra dire que le sang de Jean Dominique n'aura pas coulé en vain!
Faites-moi part de vos critiques, qui sait, la solution est peut-être plus proche qu'on ne le pense!