15 Mars 2001. .- La Société Interaméricaine de Presse a publié cette semaine, un document relatif à l?assassinat à Port-au-Prince, en avril 2000 de Jean Léopold Dominique, directeur-propriétaire de la station Radio Haïti Inter. A quelques jours du premier anniversaire de la mort du journaliste haïtien, l?organisation regroupant de nombreux travailleurs de la presse à travers le continent latino-américain a situé les commanditaires du crime crapuleux, dans les rangs du parti Fanmi Lavalas actuellement au pouvoir en Haïti. ?Membre le plus ancien du secteur Lavalas, il pensait que son affiliation partisane serait suffisante pour le protéger contre les forces qui, en définitive, l?ont fait assassiner? a dit le document.


Selon la SIP, les divers blocages enregistrés dans le processus de l?enquête, les menaces contre les juges et les témoins, démontrent clairement qu?un atmosphère d?impunité règne dans la conduite du dossier de ce crime. ?La SIP croit que le cas de M. Jean Léopold Dominique est caractérisque d?une situation qui a encouragé des groupes connectés au parti Lavalas au pouvoir, à lancer récemment des menaces contre des journalistes tout en provoquant des membres de l?opposition? a dit le document signé par Danilo Arbilla, directeur de l?hebdomadaire Bùsqueda, publié à Montevidéo, capitale de l?Uruguay.


Ce document, mis en circulation dans l?ensemble des pays latino-américains, a révélé que le directeur de Radio Haïti Inter ?a été victime d?un conflit apparent qui a impliqué divers groupes politiques lies au parti Lavalas du président Jean Bertrand Aristide?. La SIP a ainsi affirmé sa détermination à suivre de près les évolutions de ce dossier en Haïti, tout en annonçant avoir adopté des positions alertées sur le respect de la liberté de la presse en Haïti. Cette organisation a également annoncé qu?Haïti sera un des thèmes majeurs seront abordés lors de la prochaine assemblée qui sera tenue au milieu de cette année.
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