 
04-01-02, 06:55 AM
| | | Zones franches à Ouanaminthe : non à ces ateliers de misère Zones franches à Ouanaminthe en Haut-Marie-Bahoux : Arrêtez ces zones de non-droit, ces ateliers de misère, cette forme d?esclavage moderne !
L'histoire nous enseigne bien des choses. L'une de ses leçons peut être tirée des paroles du grand libérateur afro-américain, Frederick Douglas: «Sans la lutte, le progrès est impossible... Le pouvoir ne concède rien sans exigence revendicatrice; jamais il n'a donné, jamais il ne donnera... Déterminez seulement ce à quoi les gens se soumettront tranquillement et vous aurez trouvé la mesure exacte de l'injustice et du mal... Les limites des tyrans sont fixées par l'endurance de ceux et celles qu'ils oppriment.»
L'histoire nous enseigne aussi qu'aucune oppression, aussi forte soit-elle, ne saurait arrêter les hommes et les femmes de réclamer le respect de leur humanité et de lutter en conséquence.
Ouanaminthais, la lutte doit s?organiser pour maintenir les petits paysans menacés par le marché mondial. Je suis Ouanaminthais, fils de paysan et je ne saurais en aucun cas avaler cette pilule de Lavalas, qui prédestine la mort de tous les paysans ouanaminthais et hypothèque la vie de plusieurs femmes et jeunes de cette région. Lavalas semble, dans ce contexte nouveau du néolibéralisme et de la globalisation de l'économie mondiale, vouloir nous transformer en une grande zone franche pour produire des marchandises au coût des salaires du tiers monde et consommer ensuite, au prix du premier monde, ce que nous produisons. Nous disons NON. 
En dépossédant les paysans de leurs terres les plus fertiles, de leur seul facteur de production et de richesse sociale, la politique du gouvernement semble être très claire : avec le déclin de l'agriculture de subsistance, les jeunes femmes et les paysans ouanaminthais seront poussés vers les zones franches industrielles. Avec des salaires en dessous du minimum vital, la misère sordide et le harcèlement sexuel seront également leur lot. Des heures de travail interminables mettant à rude épreuve les liens familiaux et entravant les possibilités de scolarisation des jeunes. EST-CELA INVESTIR DANS L?HUMAIN, Mr. Aristide ?
Avec ce modèle de travail, les législations sur le travail y sont suspendues ou inexistantes, les conditions s'apparentent à du semi-esclavage, le travail est très pénible, et souvent très dangereux. Nos femmes seront victimes de violences physiques, harcèlement sexuel ou viols, qui ne seront jamais condamnés par notre état. 
Ce qui est pire :L?état haïtien n'a pas jugé utile de nous expliquer le contenu du projet de loi. Ouanaminthais, nous devons dire non et faire savoir aux autorités que nous désapprouvons le projet du gouvernement de déposséder de leurs terres tous les propriétaires terriens sans moyens au profit de l'Etat qui se proclame propriétaire des terres. La terre est notre mère nourricière. Nous autres paysans, quand nous avons lutté pour apporter Lavalas au pouvoir, nous avons mené une lutte pour une reforme agraire digne de ce nom, qui nous rendrait possesseurs des terres. Maintenant, nous sommes contraints de mener la lutte contre nos propres fils qui ont voté des lois pour nous déposséder des terres et les vendre aux riches. C?est dommage parce que toutes ces ventes se feront au détriment des droits des paysans de notre pays. 
Les zones franches sont "une vaste escroquerie économique et sociale". Considérées comme des moyens efficaces d'intégrer les pays en développement à la mondialisation des marchés et d'accélérer la globalisation de l'économie, les zones franches bénéficient du soutien idéologique et financier des organisations internationales (FMI, Banque mondiale et système onusien). Partout les mérites de la formule sont vantés dans les mêmes termes: attirer les investissements étrangers, créer des emplois, développer l'industrie nationale et les infrastructures, favoriser les transferts de technologies et procurer des devises (n?est-ce pas Marc-Henry ?). Tout ce qu'il faut pour séduire les gouvernements des pays en voie de développement qui s'empressent de brader leur main-d'oeuvre, se livrent au dumping fiscal ou font assaut d'antisyndicalisme pour tenter de séduire des capitalistes partis faire leur marché autour du monde à la recherche de parkings industriels à prix cassés. 
C?est une illusion trompeuse, de vouloir intégrer le marché mondial à travers les zones franches. L?histoire de plusieurs pays ayant adopté ce système (l?île Maurice exemptée) a prouvé qu'un tel système ne peut contribuer à assainir une situation à bien des égards catastrophique. Croire que les problèmes du développement économique de Haiti peuvent être réglés par le coup de baguette magique des zones franches en faisant l'impasse sur les transformations sociales et économiques et d'un partage moins inéquitable des richesses, c'est faire preuve d'une de ces fausses naïvetés que cultivent certains politiques mais qui n'effleurent pas les états-majors des sociétés multinationales. 
Les investissements de ces entreprises qualifiées d'"hirondelles", faisant des investissements légers et mobiles, amortis en un ou deux ans, prêts à déménager pour des avantages supérieurs accordés ailleurs ou en raison de nouvelles orientations stratégiques, et dont les transferts de technologie se limitent à celui d'un savoir-faire (know-how) assez élémentaire (aucun transfert de technologies), n?auront pas d'effet durable sur l?économie nationale.
Leur seul objectif est de se voir reconnaître le droit d'être et d'agir hors la loi et hors la souveraineté de l'Etat d'accueil, qui s'en trouvera réduite d'autant. D'où l'attrait des zones franches pour tous les tenants de la globalisation, enclaves intégrées à la jungle du marché mondial dans des pays par ailleurs laissés à l'abandon.
L?installation d?une zone franche à Ouanaminthe aura une double conséquence : D'une part, Haïti et la République dominicaine vont se faire concurrence pour attirer les capitaux et réexporter chez les voisins une partie des biens fabriqués hors taxes. Au risque de ruiner les productions locales. Haïti, pour le moment, sera la grande perdante.
D'autre part, faute de pouvoir se montrer exigeante, Haiti risque d'être victime des opérateurs les moins fréquentables. En particulier de trafiquants de déchets polluants et de produits dangereux à la recherche de pays offrant des capacités de stockage et de traitement bon marché et peu regardants en ce qui concerne le contrôle des normes de sécurité. Haïti comme pays, voulant investir dans l?éco-tourisme, ne devrait pas hypothéquer son potentiel touristique par une image négative auprès d'opinions publiques sensibilisées.  
Lavalas prend un mauvais chemin, un chemin qui ne fait qu?accroître la dichotomie entre l'État et la société haïtienne. De plus en plus, c'est à ses créanciers extérieurs (le FMI et la Banque mondiale en particulier) plutôt qu'à ses propres citoyens que l?État Haïtien rende des comptes. Lavalas doit se poser des questions sur les retombées d?une telle politique : ce conflit entre l'État et la société haïtienne va réduire les chances de consolidation démocratique dans notre pays et, partant, les perspectives d'une meilleure protection des droits de l'Haïtien.. Lavalas doit se poser toujours cette question : à quelle pression cédée ? À celle d'en haut, des forces invisibles de la mondialisation, ou bien à celle d'en bas, des forces sociales qui sont les perdantes du processus de restructuration économique ?  
La meilleure façon de parvenir à une croissance reposant sur le développement humain consiste à mieux tirer parti des actifs productifs existants, à investir massivement dans la population, la reconstruction et le relèvement d'infrastructures en piètre état grâce à des programmes de création d'emplois dans des travaux d'intérêt public, et à institutionnaliser une gestion démocratique. Et NON DANS L?APPAUVRISSEMNET DES PAYSANS EN LES DEPOSSEDANT DE LEURS TERRES.
Pour une nouvelle Haïti sachant protéger ses paysans
Marco | |  
04-01-02, 09:54 AM
|  | Junior Member | |
Posts: 5
| | | beggars and choosers They say that "beggars cannot be choosers". But in Haiti, the poorest country of this hemisphere we have a peculiar situation: picky beggars, who will resist any form of work and had rather go cut sugar cane next door instead of working at home.
The Disney example, where 2000 beggars lost their jobs when that company packed up and went somewhere else has been forgotten. More recently, Cointreau stopped their production in Haiti. Now, you are demanding, rather dictating investors what to do with their money.
Why not quitting that mentality of "calewes" and stop living on handouts? Factories in that area will be beneficial to all. These will be concrete facts, not what could be done and has not been done for 2 centuries. The time is not at dreaming. If we want development and the private sector wants to invest, given our situation, we say... PLEASE. | | 
04-01-02, 09:57 AM
| | | Je comprends votre cri du coeur mais le probleme reste entie.Vqus
n'avez pas pris soin de demontrer l'importance de la production de cette zone dans la production nationale. Le developpement d'une zone, d'un pays ne peut se faire sana l'installation d'une
chaine industrielle .Il se peut que le gouvernement ait fait un mau
vais choix,ce n'est pas en faisant ressortir les mauvais cotes des
zones franches qu'on va faire reculer le gouvernement,il faut etre beaucoup plus pragmatique. | | 
04-02-02, 05:26 AM
| | | Je ne saurais faire ressortir quelque chose de positive des zones franches, puisque je n'en vois pas. Je crois qu'il est temps qu'on cesse de vivre de "la main à la bouche". Il s'agit d'un pays, que l'on veut intégrer dans un systéme donné, donc il faut que nous appliquions des solutions qui à long terme auront un effet positif sur notre économie et non chercher á sauver quelques petits sous.
Il nous faut une vision pou Haiti, combattre non pas pour nos enfants, mais pour leurs enfants. Les zones franches ne sont pas d'hier, beaucoup de pays dont ceux de l'Amérique latine et de l'afrique ont installé ces zones franches. Dites-moi donc un pays oùles zones franches ont atteint leur but. Il ne faut pas que la faim nous amène à accepter tout ce qu'on veut que nous engobons. Non! Haiti doit se doter d'un plan visionnaire pour son avenir. 
Allons donc, ce n'est pas en chassant les paysans de leurs terres que vous améliorez leur situation. C'est une erreur de croire qu'a notre stade on doit miser sur le capital étranger pour accélérer le développement économique de Haiti. Haiti n'a aucun atout pour attirer les investisseurs: politique: instable; infrastructure: inexistante; Formation technique: ???? et j'en passe... J'aimerais aussi ajouter une chose qui je crois ne fera pa l'unanimité, mais qui est aussi importante dans le choix des investisseurs étrangers: les haitiens ne doivent jamais oublier leur histoire et leur phénotype.
je demanderais aux Haitiens de faire beaucoup attention dans le choix de leur politique écomique
Une autre Haiti est possible
Marco | | 
04-03-02, 09:58 PM
|  | Registered User | | | | L?adaptation mon ami Marco
Quand l?économie du pays est en danger, Il faut changer les stratégies pour s?y adapter; donc les discours révolutionnaires sont oubliés; une économie ouverte doit obligatoirement mise en place dans la vigilance et planification, bien sur. Cela veut dire une seule chose : s?adapter au contexte mondial. On ne peut plus résister aux pressions mondiales de l?Économie du marché. Il faut y prendre part ou du moins chercher sa part.
On prévoit que dans dix ans des millions de gens voyageront d?un pays à un autre à toutes les années; faut-il bien que notre chère Haiti se fait une place au soleil en commençant par créer des zones franche proche de la frontière de la République dominicaine. 
C?est là le début de ce que l?on pourra appeler l?intégration d?Haiti au marché des Amériques. Dans une zone franche, il y a beaucoup des avantages et un de ces avantages est ce que l?on peut appeler l?achalandage touristique , ou nos milliers d?artisans haïtiens auront l?opportunité de présenter leurs produits et font de bonnes affaires. Ils ont du talent nos artistes haïtiens. Ils ont du talent les paysans haitiens. Ils seront en mesure de vendre l?art haitien. Voilà une option que l?on oublie lorsqu?on critique la mondialisation. Bien sur, il a de mauvais coté. Toute chose a une face cachée et rien n?est facile dans ce monde. La mondialisation doit s?améliorer mais il faut se rendre à l?évidence qu?elle est déjà là et pour longtemps. Nous aurons maintenant à analyser les formes à appliquer pour Haiti afin diminuer les conséquences négatives et tirer des avantages. Dites-vous qu?Il n?y a pas seulement des inconvénients, il y a aussi des bénéfices à profiter.( mon ami Marco) Le socialisme promeut la richesse et la richesse est dans le capitalisme??Voyez l?ex-soviet. Quel décalage??  
Les entreprises d?État doivent être rentables. On n?est plus au temps du pouvoir Socialisme, d?ailleurs, la gauche dirige beaucoup a droite, c?est une évidence . Pour bien investir dans l?humain, il faut passer par le secteur privé. Pour bien investir dans l?humain,il faut permettre à l?humain de valoriser son estime de soi par le travail. Les zones franches sont une nécessité et il revient à l?État de décider à décider pour permettre un essor à l?Économie du pays.
Les Ouanaminthais seront chanceux de recevoir de milliers de visiteurs par semaine et pourront faire de bonnes affaires sur leur territoire. Je suis confiant que les paysans seront créatifs et imaginatifs et faire en sorte que les retombées économiques favorisent le développement de la région et ainsi toute Haiti en bénéficiera.  
Je ne crois pas que la zone franche détruira l?agriculture car nous avons et aurons toujours un ministère de l?Agriculture d?État. Ce qu?il faudra, c?est une vraie politique systématique de l?Agriculture. Par exemple, mettre en place un plan d?action incluant un plan marketing pour mobiliser et motiver les cultivateurs haitiens. Car,on peut se demander : pourquoi les chinois font encore de la culture ,pourquoi les canadiens font encore de la culture et même les paysans américains cultivent(...) Donc, ce n?est pas vrai que les haitiens vont arrêter de planter de yam, mazombel, du cacao et surtout le cacao qui très en demande actuellement pour aller dans les factories. Il faudra expliquer aux paysans que le cacao est en forte demande au niveau mondial. On mange santé et Haiti peut jouer un role dans le marché des caraïbes . Il suffit un peu de volonté et de créativité et une non- application de politique têt gridape mais une politique électrique pour faire fonctionner la démocratie haitienne. Ainsi, Les paysans haitiens auront le choix et le gvt aura les moyens pour créer une synergie cultivatrice dans les mornes d?HAITI.  
Je redis encore une fois que , la compétition est forte ,on ne peut pas se permettre de laisser partir ces factories pour le Vietnam ou Bangladesh ou ailleurs mais travailler pour attirer des entreprises de la Taiwan ou ailleurs afin de construire un grand marché dans le bassin des Caraibes . c'est mon point de vue, moi je dis oui aux ateliers.
Marco,ma region du sud pourrait les accueillir si le centre ne les veut pas Sauf que nous n'avons pas de frontiere. Et en face de nous les cayens,c'est le pays de Castro,le Socialisme veillissant! (Rire fou) En tout cas,j,ai confiance en toi puisque tu es un jeune socialisme qui a tout le temps pour enterrer definitivement Marx! Encore un eclat de rire! salut!
Petit salaire deviendra gros salaire plus tard,C'est ma facon de penser!
A suivre!
__________________ forumhaiti | | 
04-04-02, 05:35 PM
| | | Marc-Henri,
Je crois que ton attachement au crédo de la «libre entreprise» t'empêche de voir le bien fondé des craintes soulevées par Marco.
Dans une vraie démocratie, l'on ne décide pas ce genre de choses sans consulter la population.
Ici au Canada, quand les grands chefs avaient unilatérallement décidés de faire l'amalgamation des villes, à cause de cette action anti-démocratique le parti au pouvoir (PQ) a perdu beaucoup de plumes. Je crois que Lavalas perdra beaucoup de plumes dans le Nord du pays à cause de cette gaffe.
En passant cher Marco, la dernière fois que j'ai visité Ouanaminthe, c'était en compagnie d'un cousin des E.U. qui voulait visiter Dajabon. Une fois arrivé à la frontière, mon épouse et moi-même avons fait pied à terre ayant décidé depuis longtemps de boycotter la R.D. jusqu'à ce qu'il y ait des changements concrets dans sa politique envers Haiti, les Haitiens et les Dominicains Noirs. Nous avons de nos propres yeux constaté comment les soldats dominicains traitent nos compatriotes avec dédain. Ce n'est certainement pas le moment de faire des cadeaux à la R.D. Je crains que sur ce point les administrations Lavalas ont tous péchés.
Espérons que les citoyens de Ouanaminthe s'organiseront afin de protéger leurs intérêts et ceux de la Nation.
__________________ Jafrikayiti
"Depi nan Ginen bon nèg ap ede nèg!"
http://www.jafrikayiti.com | | 
04-04-02, 07:29 PM
| | Je pue la merde | |
Posts: 115
| | Ah qu'il est aise, bien au confort au Canada de tout voir avec des yeux egoistes et de preferer que nos compatriotes aillent couper de la canne a cote!
Rien de concret n'a ete fait dans cette zone jusqu'a present. Nous pouvons continuer avec nos dilatoires et nos espoirs sans rien produire.
Peut etre que nous sommes toujours des esclaves et preferons la coupure de canne et les aumones internationales?
Deux autres siecles passeront et les habitants de Ouanaminthe seront toujours des coupeurs de canne. | | 
04-04-02, 09:23 PM
|  | Senior Member | |
Posts: 148
| | Cher Jafrikayiti,
J'ai suivi de près cette discussion et j'attendais encore plus de réactions avant d'opiner. J'e connais Ouanaminthe et je connais la Dominicanie. Des deux côtés de la frontière j'ai été et participé dans un sens ou dans un autre dans le travail renforcement des structures communautaires - le mot OP sonnerait mal à l'oreille de certaines personnes. Il y a encore un travail pour la promotion et la défense des Droits de l'Homme qui se fait actuellement dans la igne frontalière du Nord au Sud et dans certaines communautés cannières (bateys) et autres localités urbaines et rurales de la Dominicanie. C'est un travail difficile mais que les gens accueillent favorablement et y consacrent du temps et leurs maigres moyens.  
Cependant l'installation des zones franches dans la frontière est d'une portée monstrueuse. Et il est difficile de lutter contre car Haïti est en position déficitaire par rapport à Haïti et ce projet de Zone France fait parti d'un programme appellé PLAN HISPANIOLA que promeut La République Dominicaine en fonction de la conversion de la Dette Externe des deux pays en fonction des projets de Développement Frontaliers. Ce n'est ni par Solidarité ni par sympathie que Mr Hipólito Mejía se fait l'avocat de la Cause Haïtienne sur le plan International. Malheureusement la Crise Haïtienne a fragilisé les options de l'Etat Haïtien et il me semble que c'est avec de la misère qu'Haïti a pu forcer le bras des dominicains pour la légalisation du statut des Haïtiens et de leurs descendants en Dominicanie. Ceci est un sujet compliqué je me tais...  
La Plaine de Maribaroux a connu pas mal de déboires. Et la pire jusqu'ici a été un travail de canalisation réalisé par une ONG (Du Grand Nord du Continent) dans la zone. Depuis ce travail, la terre devient de moins en moins cultivable et les récoltes sont de plus en plus difficiles. Il y a de fortes organisations dans la zone et elles se défendent assez bien. Mais le complot est plus fort que leur capacité de plaidoirie contre l'installation des zones franches dans la zone.
Je vois que Marc Henry s'enfonce à tue tête dans la logique des zones franches et même voit ça comme la meilleure alternative pour la zone. Avec toute mon estime pour Marc, il me semble qu'une fois de plus il a tiré la serviette. Je ne connais aucun endroit où des zones franches ont favorisé le développement et encore moins un mieux être pour la population. Au contraire...  
Savez vous qu'à Ouanaminthe j'ai vu les pures scènes de prostitution, de corruption et de délinquence juvénile jamais vues dans aucun endroit des provinces d'Haïti? Avec des zones franches cette situation va augmenter géométriquement comme c'est le cas de plusieurs pays comme le Salvador ou le Nicaragua. Ensuite avec des industries textiles la population va se trouver dans une situation de dépendance alimentaire face à la République Dominicaine. Déjà, à la frontière de Ouanaminthe - Dajabon il y a en moyenne 8 millions d'oeufs qui passent par mois sans compter des bannanes et d'autres produits alimentaires. L'unique compétition était au niveau du rix - que produisait en partie la plaine Maribaroux.  
De plus la compétition entre la main d'oeuvre à la frontière va être au détriment de notre population. Nous avons un déficit de 5 contre 1 par rapport à la Dominicanie. De plus en termes d'infrastructures nous avons que nos bonnes terres à offrir. Ce qui veut dire nous pouvons négocier que très difficilement avec la Dominicanie. Alors ils auront la part du lion.
Ce n'est pas vrai Sergo que les habitants de Ouanaminthe sont des coupeurs de canne. Ils ne représentent méme 5 % des coupeurs de canne en Dominicanie et même les gens qui viennent au marché à Dajabon - Ouanaminthe proviennent des localités assez éloignées du pays. Ils arrivent même de Port au Prince et des cayes. Alors Sergo ta réalité est virtuelle et même et même injurieuse...   
Alors Jafrikayit, tu vois que Marc Henry est trop bon pour voir cettre nue réalité. C'est difficile de la voir d'ailleurs si on n'a pas ses deux pieds fixés dans la boue d'Haïti même en mangeant les McDonalds ou du fromage et du vin de l'occident Européen. Les bons vins restent à Paris, cher ami. Les meilleurs emplois ne vont jamais au tiers monde. Et pour t'éclairer, sais tu que les pires travaux dans les fermes de la Floride sont réalisés par les Haïtiens/nes? Sais tu qu'il y a n cordon sanitaire contre la migration de la main d'oeuvre Haïïtienne? Sais tu que les plus importantes plaintes contre des fermiers en Floride et en Californie et même dans toute l'histoire des USA ont été porté par des Haïtiens? Je pourrais prolonger des faits qui puissent te prouver, cher Marc Henry que l'international n'a aucun intérêt à chercher à créer des emplois pour des Haïtiens chez eux.  
Nous sommes un peuple de rebelles et on nous traite comme l'agneau d'une seule main - on nous coupe avec une seule main, without care. Alors cher Marc, cette logique néolibéralisante est destrutrice de culture et de l'homme comme humain, il faut jamais l'appuyer. J'ai assisté récemment à Boston à la projection d'un documentaire sur les méfaits des politiques de FMI et de BM sur la Jamaïque. Le titre c'est "DEBT AND LIFE" si cela vous intéresse. Il fallait voir les conséquences des zones franches sur la population. En tout cas il faut bien réfléchir avant d'appuyer aucun projet de zones franches. Et quelles zones franches, allez voir celles qui fonctionnent actuellement à Port au Prince.
Salutations patriotiques,
Granzepon | | 
04-04-02, 11:35 PM
|  | Registered User | | | | Jafri,
effectivement,il faut que le gvt commence par imposer les reformes même au risque de perdre des votes. Comment voulons-nous construire un pays si on se demande à chaque fois; allons-nous perdre des votes, si on agit comme -ci ou comme -ça? Je crois que si Trois presidents successifs d'haiti decident de mettre une fois pour toute Haiti dans la voix du progrès,il faudrait prendre des risques et je suis sur à long terme vont être bénefiques pour le peuple haitien.
N'ayez pas peur de la peur du libre entreprise. soyez assuré du dynamisme haitien et on reussira à coup sur! Cher jafri, la vie est un risque. Je comprends les craintes soulevés par mon bon ami Marco mais Hélas,on doit avancer. On doit agir. La vie est un risque peu importe ce qu'on fait. Vous conduisez une voiture,vous risquez des accidents. Vous embarquez dans un avion, c'est un risque. Tout est risqué. Voila que le neoliberalisme aussi est un risque alors qui ne risque n'a rien. A bon entendeur, salut!
Petit salaire deviendra gros salaire!
__________________ forumhaiti | | 
04-04-02, 11:55 PM
|  | Registered User | | | | Granzepon,
J'aime ce type de débat. Je suis contre et vous nous apportez des arguments qui peuvent convaincre certaines personnes sur le danger de la globalisation. Vous avez parlé du Mc donald, effectivement,j'y ai travaillé. C'Était mon premier emploi en tant que jeune de 16 ans. J'avoue que c'Était plaisant d'y travailler et vous constatez que les MC donald sont une reussite du neoliberalisme. Ce que j'aime chez MCdonald, c'est l'esprit de leadership que l'on inculque aux jeune travailleurs. Je crois que c'est l'armée du travail pour les jeunes, on apprend la discipline et du leadership. Ce que j'aime aussi, c,est la standardisation dans les Mc. Que vous soyez en europe ou en Amerique, vous reconnaissez ce que C'est un mcdonald. Vous êtes servis à peu de la même façon.   
Longtemps que nous nous confessions nos malheurs comme peuple et on s'abstine encore à dire que c'est la faute aux autres. On nous demande de faire un ajustement structurel, on s'en plaint tandis que Haiti a vraiment besoin d'un ajustement structurel pour sortir du trou. Nous avons des entreprises d'État qui peuvent être rentable mais truffés de corruption. Parce que l'État gere par complaissance au lieu de gerer par rendement.
Les bons vins français,on les achete avec du cash mon homme. Les bons emplois, on les rapatrie avec de la bonne gestion,mon homme. Tout s'achete car l'argent n'est ni blanc,ni noir,ni jaune.En ce l'an 2002, c'est l'imagination au pouvoir
Sachez que rien n'est facile dans ce monde.......
A suivre!
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