Grèves des bourgeois Apaid Junior et Rony Desroches un ancien ministre pustchiste le petit qui prétend être l'un des siens pour rendre la vie des plus démunis beaucoup plus difficile .(La couleur du chat importe peu pourvu qu'il attrape la souris) pas vrai monsieur "kè roche".Picard
Cependant, quelque soit l'objectif de M. Apaid et ses pairs, c'est la première fois depuis très longtemps que le secteur des affaires, la classe considérée comme la plus fortunée (!), en un mot les riches, se porte directement et aussi hardiment au-devant de la scène politique en Haïti, un pays où les pauvres constituent près de 90% de la population ...
La dernière fois, c'était en 1957, lors de la bataille électorale, longue de plus d'une année, qui a abouti à l'arrivée au pouvoir de François "Papa Doc" Duvalier.
La bourgeoisie avait pour principal candidat l'industriel mulâtre Louis Déjoie.
Après sa victoire, Duvalier déchaîna sa vengeance contre les partisans de ce dernier. Cette vendetta devait durer de longues années, forçant beaucoup à l'exil, d'autres sont exécutés en plein jour par les tontons macoutes, dont un grand nombre d'officiers retraités, ou en service actif, des forces armées qui, au départ de l'occupant américain (1915-1934), étaient en gros dirigées par des éléments de l'élite traditionnelle. Déjoie lui-même est mort en exil.
Mais il faudrait remonter jusqu'au 19e siècle quand deux grands partis politiques, le parti libéral et le parti national, faisaient vibrer la conscience nationale par leurs débats parlementaires, mais beaucoup plus, hélas, par leurs querelles. Le premier, constitué en majorité d'éléments de la bourgeoisie claire (mais pas exclusivement), se présentait sous un slogan, plutôt ingénu : "le pouvoir aux plus capables" ...
Tandis que le parti national, dominé par des intellectuels bourgeois noirs, affirmait : "le pouvoir au plus grand nombre" ...
Cependant les masses n'avaient pas leur mot à dire.
Il ne faut pas trop se fier aux labels ...
La question fut réglée au prix d'une sanglante guerre civile (siège de Miragoâne), qui vit le pays perdre ainsi quelques-uns des éléments les plus représentatifs de son histoire, qu'on retrouvait d'un côté comme de l'autre, car il ne faut pas trop se fier aux labels, en Haïti surtout, et les deux camps comprenaient des hommes aussi compétents que progressistes.
Avec le vainqueur - le président Salomon (1879-1888), le pouvoir qui depuis l'indépendance en 1804 avait été, pendant plus longtemps qu'il n'en faut, sous la domination de la bourgeoisie claire, passa un moment aux mains de leurs homologues noirs.
Mais, à aucun moment, les masses furent directement impliquées, ni participèrent à la confrontation, malgré le slogan "le pouvoir au plus grand nombre ...".
On préfère faire appel à l'étranger ...
La question politique resta le monopole des deux bourgeoisies et se réglant entre elles directement, y compris éventuellement à coups de canon. Quand la situation risque de n'être plus contrôlable, on préfère faire appel à l'étranger (allemands, anglais, français ou américains ou tous à la fois, comme sous la présidence Salnave (1867-1870) quand Haïti fut divisée en presque autant de républiques que de candidats à la première magistrature, chacun appuyé par une puissance étrangère).
Cependant vers le début du 20e siècle, une nouvelle situation se développa, une de fin de règne. Adieu le bipartisme parlementaire/bourgeois. Et pour la première fois depuis plusieurs décades, les masses furent directement sollicitées ...
Ça ne s'était pas vu au moins depuis la révolte paysanne des "Piquets" du sud (1844), (l'insurrection de Goman quelques années plus tôt avait une dimension plus locale, la Grande-Anse).
Sans parler, bien entendu, de la guerre de l'indépendance ...
En effet, les masses paysannes sortiront de l'ombre, mais beaucoup plus comme chair à canon, la mode étant que quiconque en avait les moyens (grands dons ou chefs militaires locaux), pouvait lever une armée dans les campagnes (plus spécifiquement dans le Nord et le Plateau central), puis marcher sur la capitale et s'emparer du pouvoir. C'est le règne des fameux cacos............................................. .................................................. ............C'est un extrait tiré du premier journal haitien .Compte -tenu des évènements antérieurs je déduis qu'on est là pour être noté ,non pas pour apprendre.Picard