Clifford Larose réclame du gouvernement américain des preuves de son implication dans le trafic de la drogue.
Le directeur général de l'Administration Pénitentiaire Nationale, Clifford Hans Larose, a rejeté mardi les accusations portées contre lui, selon lesquelles il serait impliqué dans le trafic illicite de stupéfiants.
Au cours d'une rencontre avec la presse, Clifford Larose a exigé de la conseillère aux Affaires publiques de l'ambassade américaine en Haïti, Judith Trunzo, des preuves tangibles sur son implication dans ce genre d'activités.
Le directeur de l'APENA a attribué ces accusations à une guerre psychologique déclarée par les autorités américaines contre Haïti.
Clifford Larose a confirmé que son visa a été annulé depuis le mois de mars 2002. Il s'est dit étonné qu'on ait attendu 11 mois pour faire un tel tollé autour de cette affaire. Tout est motivé par des raisons politiques, a-t-il encore fait savoir.
Pour sa part, le député de la Grande Rivière du Nord, Nahum Marcellus a qualifié ces accusations de crime politique. Selon le parlementaire, les autorités américaines utilisent le dossier de la drogue pour ternir son image ainsi que celle du pays.
"Ces accusations ont été portées contre moi en raison de mes prises de position contre l'ambassadeur américain, Brian Dean Curran, pour ingérence Politique "a encore indiqué le député qui avait la semaine dernière, appelé le Ministère de l'Intérieur à sévir contre les étrangers en situation illégale en Haïti. "Si Mme Judith Trunzo n'est pas en mesure de fournir des preuves de ma participation dans le trafic de la drogue, je porterai plainte contre mes Accusateurs par-devant laplus haute cour de justice du monde", a lancé le député Marcellus.
Dans des déclarations à la presse lundi, l'officiel américain a fait savoir que des preuves et des témoignages existaient autour de ces accusations.
Pour sa part, le coordonnateur ai de Fanmi Lavalas, Jonas Petit, appelle les autorités à continuer de réclamer des preuves des autorités américaines sur la question. " C'est à partir de preuves tangibles que nous pourrions réclamer des sanctions contre ceux qui se seraient rendus coupables de trafic de drogue", a-t-il fait savoir.