les leaders haïtiens sont appelés à changer pour assumer pleinement leur responsabilité du développement de leur pays , notre pays. Cette prise de conscience de la tutelle d'Haiti par des gens que Dessalines avaient vaincu représente aujourd?hui pour nous les haïtiens , un défi permanent . Défi encore plus exigeant à une époque comme celle ?ci ou Haïti se prépare a célébrer ses deux cents ans?? d?indépendance??. C?est pourquoi dans nos débats, il faudra situer le contexte qui a mis Haïti dans une mauvaise position stratégique. Notre division affaiblit notre État. La question qui devrait être au c?ur du débat pour dénouer la crise pourrait se formuler ainsi : Comment réunir les moyens d?assurer notre développement comme société après deux cents ans comme peuple libre dans le monde? Ainsi posée, cette question exclut l?immobilisme et le statut quo dans lesquels nagent les leaders haïtiens . Bien entendu, cette question interdira à coup sur ,toute complaisance politique dans la mesure ou on cherchera à relever des défis. On sait pertinemment que l?on doit obligatoirement tracer la voie à un dessein mobilisateur : réunissant les conditions institutionnelles et politiques pour s?adapter à un monde ou le savoir constituera la ressource déterminante pour lancer Haïti. Somme toute, nous avons le savoir, l?imagination et le vouloir, bien sur , il nous manque de volonté !



Passons rapidement en revue les principaux obstacles au développement de la société haïtienne. D?abord, le mauvais climat politique ouvre la porte de la république aux dictats de l?étranger et ce dernier représente un danger réel pour l?avenir de notre État si on ne met pas un frein à nos chicanes politiques, on perdra sans doute à court et à long terme le contrôle de ce pays. D?autre part, la monnaie trop faible constitue une barrière formelle à notre développement dans la mesure ou on importe tout de l?étranger. Il va sans dire que cette crise est devenue insupportable et insupportée pour un peuple qui ne produit rien et qui achète tout de ses voisins. Que faire! Quand les coûts des marchandises sont rehaussés par la faiblesse de la devise haïtienne. Quand nos entreprises voire l?État d?Haïti lui-même deviennent plus vulnérables aux prises de contrôles par l?externe.

Il est clair que la menace de tutelle est bien réelle devant l?ampleur de la crise économique qui bascule en même temps la monnaie locale. Certes, La gourde ne vaut plus rien. Et si la crise continue , c?est Haïti qui ne vaudra rien d?ou la menace de tutelle de plus en plus réelle, encore une fois. Devant ce dilemme, Il faut décider à décider pour le pays et non pour maintenir un pouvoir personnel . Il faut déléguer du pouvoir pour mobiliser et responsabiliser tous les acteurs politiques du pays afin faire décoller notre Haïti à nous tous et toutes.
De plus , on doit rappeler que cette crise politique a malmené la gourde haïtienne et continue à le faire car le gouverneur de la Banque de la république est en manque d?imagination . Tout est bloqué au pays c'est l'impasse totale .
Compte tenu de cette impasse, il est urgent de négocier une sortie honorable ou tout le monde sortira gagnant/gagnant. Car, la meilleure façon que tout le monde gagne, c?est Haïti qui doit gagner.
Pour finir , L?actuel premier ministre du Québec a eu à dire : être nationaliste consiste à aimer sa patrie, et aimer sa patrie c?est la vouloir prospère et moderne. La question que l?on peut se demander maintenant, est-ce que les haïtiens aiment-ils vraiment Haïti? Parce qu?il est clair aujourd?hui que la crise que nous sommes en train de vivre a des effets contraires sur ce que nous voulons pour notre pays. Aime-t-on vraiment ce pays? On dirait que personne dans ce pays a vu cette misère de la misère d?un peuple . Moi je le vois de l?autre coté et je dirais que Haïti doit vivre! Aba la crise politique et vive Haiti!
Marc Henri