PREUVE DE L'INEFFICACITE DE JBA ! LES ANCIENS MACOUTES N'ONT AUCUN PROBLEME DE VOCABULAIRE POUR CRITIQUER CE QUI SE PASSE ACTUELLEMENT DANS LE PAYS !LE VACCIN ANTI MACOUTE, ANTI CORRUPTION , ANTI IMPUNITE NE PROTEGE PLUS !
EXPIRE DEPUIS LE MOIS D'OCT 1994 !
STOP : FEUX AU ROUGE
En politique, le chat est souvent un tigre féroce et le chien un loup cruel. C?est à l?antilope et à l?agneau qu?il revient de faire preuve d?intelligence et montre d?instinct de survie pour infirmer l?argumentaire trompeur de ces prédateurs.
Jean L. THEAGENE


La politique haïtienne ne laisse personne indifférent, encore moins les nationaux, qui, même sur leur terre d?exil volontaire ou forcé, témoignent d?un souci constant de relèvement à l?endroit de leur pays d?origine. L?Haïtien d?aujourd?hui plus que celui d?hier se demande simplement : Comment aimer ce pays qui l?a vu naître et grandir jusqu?à ce qu?il en soit chassé pour n?avoir pas su résister aux chorales de pastourelles montées par ces génies abscons dont les origines restent encore une énigme indéchiffrable. Sa capacité d?analyse se heurte aux aspérités d?une incompréhension multiforme. Son seuil de tolérance repoussé jusqu?à l?infini accuse désormais une volonté d?anéantissement de tout ce magma infect dans lequel on le baigne depuis déjà trop longtemps. Ce sont là les conséquences qu?on retire d?un spectacle de vaudeville insoutenable qui se joue actuellement en Haïti, spectacle où les acteurs et spectateurs s?entremêlent dans une épissure repoussante, prête à causer le naufrage du bateau dans lequel on s?est trop empressé d?embarquer.


Ainsi, de fortes pressions sont exercées sur Haïti et sur les citoyens ordinaires de ce pays extraordinaire. Ce pays qui, comme Antée, se relève à chaque fois qu?on le voit terrassé, et qu?on le croit abattu, anéanti. La communauté internationale propose et impose d?insipides résolutions pour soi-disant résoudre les problèmes liés à la situation conflictuelle que nous connaissons. Les frères-ennemis ?Fanmi Lavalas et Convergence Démocratique? se battent pour un gâteau qui ne leur appartient pas, mais qu?ils sont parvenus à confisquer avec la bénédiction interessée de l?Internationale et la complicité d?un peuple frappé de psittacisme comportemental hautement morbide. La bourgeoisie bi-polaire : d?origine moyen-orientale et haïtienne s?entredéchirent pour l?exercice effectif du pouvoir politique et la conservation de leurs privilèges internes régaliens. Les classes sociales sont définitivement disloquées et éhontément courtisées par les forces en présence. Les OP Lavalas se font fort d?imposer l?incontournable loi aristidienne. Les OP Convergence s?opposent à leur exclusion de la table des festivités occultes. Les OP 184 jouent sur la corde sensible des classes sociales haïtiennes pour tenter de reprendre un pouvoir perdu depuis belle lurette, ou, à la rigueur, se signaler comme une pseudo-force à l?attention d?un détenteur du pouvoir, quel qu?il soit.


Pour accompagner la société haïtienne dans ses cris qui traduisent un ras le bol généralisé face à cette situation infra-humaine, nous nous faisons le devoir de mentionner la récente sortie du Comité d?Ottawa sur la crise haïtienne. Tout le monde connait l?attachement du Canada aux idéaux démocratiques de même que sa pratique hautement morale de la démocratie. Pays sans passé colonialiste, lui-même jadis colonisé par Français et Anglais, le Canada ne semble pas avoir de visée hégémonique ou expansioniste au point de vouloir s?immiscer dans les affaires d?autres états. Mais cette fois-ci, pratiquant le devoir d?ingérence dans le cas d?une société mise en danger par ses propres dirigeants, il rompt avec sa neutralité historique, frisant presque l?indifférence pour inviter les représentants de certaines instances internationales à mettre un terme au mandat ?légalement dysfonctionnel? d?Aristide avant l?année 2004. Il est vrai que les états ou les pays n?ont pas d?amis, ils n?ont que des intérêts, maisqu?est-ce qui peut bien motiver cette démarche du Canada? Serait-il soudainement devenu un pays non-ami d?Haïti?


Il n?est pas jusqu?à ces monticules habités, épargnés par les colères sismiques de la Mer des Caraïbes qui ne se permettent aujourd?hui de faire la leçon au Grand Frère. Ce Grand Frère qui, en d?autre temps, a su défaire autour de leur cou étique le noeud coulant de l?assujetissement, de l?aliénation, de l?abâtardissement en leur révélant les faiblesses de l?invulnérabilite surfaite du colon ?violenteur et violeur? pour ne pas dire simplement Voleur. Au lieu de remercier Haïti et ses Héros de leur avoir permis de jouir aujourd?hui des retombées de sa révolution, au lieu de voler spontanément et sans arrière-pensée au secours du Grand Frère en détresse, ces petits pays : Iles du Vent et Iles sous le vent ou encore excroissances exposées, telles des verrues sur les flancs d?un Continent super-riche, mais tout aussi bien super-égoïste, ces petits pays, pardon, ces petits rochers, prennent position aux côtés d?une Internationale, sans couleur, pour perpétuer, sous couvert d?une forme avariée de la démocratie, la vente aux enchères de la Patrie de Dessalines. Pire, ils se lient d?amitié avec les profiteurs historiques dont ils vont jusqu?à vanter l?efficacité de gestion auprès des instances internationales en retour de quelques millions tirés, hors de doute, du narco-traffic. C?est bien le cas de le dire : ?L?argent n?a point d?odeur?.


Au terme de cette réflexion, il est important de se demander pourquoi l?Opposition Officielle Haïtienne n?arrive pas à avoir raison d?un gouvernement aussi décrié que celui de Lavalas? Quoique, n?ayant apparemment aucun moyen de subsistances, les membres de cette opposition n?en mènent pas moins une vie supérieure à celle des classes sociales dites moyennes et majoritaires. De là, l?impression diffuse d?être en face d?une comédie de boulevard dont les acteurs ?vedettes ou soutiens? se retrouvent logés à la même enseigne. Il leur appartient de prouver qu?ils ne sont pas de mêche avec le pouvoir dans ce partage exclusif du gâteau national.


On ne peut pas, certes, demander à un citoyen dans la cinquantaine, qui a eu jadis le bonheur de vivre dans un pays pauvre mais digne, un pays bambocheur mais respectueux de certaines valeurs morales et spirituelles, de garder le silence sur ce qui se passe chez lui aujourd?hui. Les générations actuelles et futures ont le droit de savoir. Elles doivent comprendre et surtout savoir que leur pays n?a pas toujours connu ce destin d?arrière-ban auquel l?ont confiné des leaders inconséquents acoquinés à la mafia internationale qui n?attend souvent que le moment propice pour récupérer les prébendes importées dans les sacs de voyage des dictateurs chassés de leur pays au terme de leur mandat de brigandage. Elles doivent comprendre et savoir que leur terre est extrêmement généreuse pour ses enfants. Et que si ceux-ci sont encore à l?âge de pierre, c?est parce que ceux qui en avaient la responsabilité ont simplement failli au prestige et aux attentes de leur mission.


Aujourd?hui, l?encensoir politique s?agite dans tous les sens. Des articles laudateurs chantent la gloire des coquins, frippons et autres canailles qui parsèment les chantiers fleuris de notre histoire. On est prêt à hisser Amiot Métayer, Ronald Cadavre, Paul Raymond, René Civil, Jean Tatoune, et tant d?autres zigotos infâmes au rang des héros de l?indépendance. Car, ils ont la bénédiction du Grand Vizir. En cherchant leur pain quotidien, des journalistes faméliques ressuscitent des cadavres par leur incompréhension de la conjoncture. Des intellectuels et autres universitaires se sont rendus coupables de deux décennies de délation, de tromperie, de vengeance, et ont cru bon de favoriser la prise du pouvoir politique par un des leurs dont ils croyaient pouvoir tirer les ficelles, une fois leur but atteint. Vociférant derrière un micro de prostitué habile tous les matins à sept heures, certains se font les auteurs intellectuels des actes inhumains, de tueries par le feu, de lynchages, de destructions de biens d?autrui, croyant par ainsi se mettre, eux-mêmes, à l?abri du regard de Caïn. Tant de mots flatteurs ont été prononcés à l?endroit des princes du jour. Tant d?appels à l?hallali ont été faits pour clore les lèvres des témoins. Tant de turpitudes ont été commises par des évêques et des prélats, peu soucieux de leur rôle véritable dans la société. Tant de morts gratuites sont survenues à la suite de dénonciations maladives de tiers : Beaupin, Ti Pierre, le musicien aveugle, etc? Des maris vendent leurs femmes en retour d?un poste à l?étranger. Des femmes d?une certaine société trahissent la mémoire même exécrée de leur époux, car les nouveaux princes du jour ont su acheter le silence des agneaux au prix fort. Et la vie continue, comme si de rien n?était, comme si le monde entier était coupable de notre régression. Comme si dans l?équation de la vie, la conscience d?être s?était révélée : Une parfaite Inconnue.


Quoiqu?il en soit, nous ne souffrons pas d?un déficit d?hommes de valeur ou d?hommes intègres à l?intérieur du « Temple de Dieu ». Des Dessalines et des Christophe, des Capois et des Pétion, il y en a encore dans la lithosphère haïtienne. Il suffit juste de gratter un peu le sol de la confiance, de l?intégrité, de la convivialité, de la générosité pour en faire jaillir ces qualités de coeur qui font la grandeur des peuples. Mais quand l?Internationale sévit avec tant de rigueur contre les patriotes : ces nationaux qui sont conscients du sort qu?on leur réserve au terme de leur action politique, on ne peut que déplorer les craintes justifiées de ces hommes dans cet environnement de mondialisation qui en fait demeure un bouillon malodorant de virus et de bacilles pour une éventuelle guerre bactériologique. La menace fantôme est réelle : Parlez-en au général-président Prosper Avril, au général Dorélien, au colonel Guy François, au colonel Hébert Valmont, et à tous les autres qui croupissent dans les geôles d?Aristide.


Il ne peut donc être question de déficit d?hommes de courage et d?honneur. Les échanges internationaux ont introduit un nouvel élément dans la donne politique : la peur de ne pouvoir se déplacer librement dans les espaces humains parce que des décideurs se sont institués en tribunaux supra-étatiques pour condamner tous ceux qui ne regardent pas dans la même direction qu?eux. En témoignent les mesures prises par les USA pour annuler les visas de tout contrevenant à leur politique vis-à-vis des petites nations. Quand on connait la barbarie qui sévit lors des situations de fin de régime, quand on mesure la cruauté des ?vengeurs aux petits pieds? qui continuent leur mission de destruction dans les pays en crise, quand on soupèse la portée des sentences sans jugement prises par la communauté internationale, on ne peut que comprendre qu?aujourd?hui, le nationalisme soit autant dilué dans les jeux d?intérêts politiques. Le déficit est d?ordre moral. C?est ce que les générations actuelles et futures doivent comprendre et bien comprendre. Car, ?comprendre mal est pire qu?ignorer?


Ce qui se passe en Haïti n?est nullement un accident de l?histoire. Il a été planifié de longue date par la communauté internationale et certains haïtiens traîtres à leur patrie. Et si ces générations d?hommes et de femmes ne comprennent pas encore que les FEUX SONT AU ROUGE, il ne reste à ce pays qu?à désespérer de ses fils indignes et à s?engloutir dans cette mer d?émeraude, paradis fort prisé par les requins de toutes sortes, c?est-à-dire ceux qui n?ont définitivement aucune préférence pour leur lit de repos et leur tombeau d?éternité.
Encore une fois, il est peut être temps d?arrêter, car, pour nous, les FEUX de la circulation historique sont AU ROUGE ET AU ROUGE VIF.
Miami, 5 Mars 2003.
Jean L. THÉAGENE
Président de l?Union Nationale
des Démocrates Haïtiens(U.N.D.H)
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