La Fondation 30 Septembre a accusé lundi les militaires démobilisés en poste au Cap-Haïtien de commettre de graves exactions sur la population du Nord. Ces anciens militaires se rendent coupables de violations des droits de l'homme en procédant à des arrestations illégales et en détenant des personnes dans leurs propres prisons sans aucun contrôle de la police et des autorités judiciaires .
Les personnes détenues dans des conditions inhumaines sont en général torturées par les anciens militaires qui bénéficient a-t-il dit, de la bénédiction du gouvernement intérimaire.
Qualifiant cette situation de totalement inacceptable, il a estimé que les organismes internationaux de défence des droits de l'homme devraient s'intéresser à Haïti dans la conjoncture actuelle.
De son côté, le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), s'est déclaré profondément préoccupé par le comportement des militaires démobilisés dans le Nord et dans le Plateau-Central.
Un reponsable , a fait savoir que dans ces régions, les anciens militaires assument les rôles de la police et de la justice en violation de la loi.
L a attiré l'attention des autorités intérimaires sur la nécessité d'assumer leurs responsabilités face à cette situation qui tend à aggraver l'instabilité politique dans le pays.
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Les habitants du quartier de "Ti Bwa" (sud de la capitale) ont dénoncé lundi des arrestation effectuées illégalement, selon eux, dans cette zone par la police.
Ces habitants ont déclatré avoir été malmenés par les agents de la PNH au moment de leur descente des lieux à la recherche des auteurs de l'assassinat de deux policiers tués mercredi dernier à Lalue.
Selon eux, personne n'a été épargné lors de cette opération. Des femmes enceintes, des enfants, des personnes agées ont été molestés, ont-ils dit.
Les parents de près d'une sixantaine de personnes arrêtées qui déclarent ne rien savoir des raisons de l'arrestation de leurs proches, ont réclamé leur élargissement en dénonçant ce qu'ils appellent un plan du gouvernement intérimaire visant à éliminer les habitants des quatriers populaires.
Les habitants de ce quartier ont dénoncé par ailleurs le comportement des agents de la PNH qui ont exigé ont-ils dit le versement d'une forte somme d'argent en vue de la liberation des personnes arêtées.
Selon eux, si le prévenu a déjà un dossier, il versera 5000 gourdes pour sa remise en liberté et 10 000 gourges dans le cas contraire.
De nombreux habitants de ce quartier se préparaient en milieu de journée à abandonner leurs maisons pour échapper à cette vague d'arrestations de la PNH.