Le père Gérard Jean Juste a laissé Port-au-Prince dimanche matin à destination des Etats-Unis, confirme un communiqué gouvernemental signé du Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Henri Dorléans.
Le 27 janvier 2006, M. Gérard Jean Juste a été autorisé par le Commissaire du gouvernement près la Cour d?Appel de Port-au-Prince à se faire soigner dans un centre hospitalier de la capitale, précise le communiqué.
Le samedi 28, il a été transporté à l?Hôpital du Canapé Vert pour recevoir les soins que nécessite son état. Malheureusement, poursuit le communiqué, il n?y a pas été admis à cause de l?insuffisance des structures d?accueil.
"Face à la menace pour la vie de M. Jean Juste, à la requête du Ministère de la justice, le président de la Cour d?Appel de Port-au-Prince a rendu une ordonnance habilitant les instances concernées à prendre les dispositions pour permettre le départ de l?inculpé vers un pays où il peut être admis dans un centre spécialisé capable de lui prodiguer des soins appropriés.
Le communiqué qui, à aucun moment ne fait référence au statut de prêtre de l?inculpé conclut en précisant que dès que son état de santé le permettra, ce dernier devra se présenter par-devant la justice pour répondre des faits à lui reprochés.
Le prêtre, connu comme le principal représentant en Haïti du président déchu Jean Bertrand Aristide, avait exercé un recours en appel contre une ordonnance de renvoi par-devant le Tribunal criminel émise par le Cabinet d?Instruction de la capitale.
De puissants amis du secteur lavalas (parti de Jean Bertrand Aristide), notamment au congrès américain, avaient formellement exigé la libération du prêtre relevé de toutes ses fonctions sacerdotales par l?Archidiocèse de Port-au-Prince en raison de son engagement trop marqué en politique.