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Originally Posted by bana2166
János RIESZ: Léopold Sédar Senghor et la Renaissance africaine au XXe siècle 
Le livre de János Riesz sur Senghor, un ouvrage de 348 pages, paru en 2006 aux éditions Peter Hammer de Wuppertal, en République Fédérale d?Allemagne, est une mine de renseignements et d?éclairages, non seulement sur la vie et l??uvre du poète africain d?expression française qui a présidé aux destinées du peuple sénégalais pendant deux décennies, mais aussi sur l?histoire de l?évolution politique et culturelle du Sénégal et de l?ancienne AOF entre 1900 et l?indépendance politique du pays, avec une édifiante référence aux premières bases militaires qui ont préludé à la naissance de la ville de Saint-Louis du Sénégal en 1659. ?. Vouloir absolument faire accepter par l?Europe sa culture et sa civilisation africaines tout en vivant pleinement « sa » culture française devait conduire Senghor à la contradiction qui lui faisait vivre sa deuxième obsession. Celle-ci consistait à émanciper les pays africains en maintenant un pont politique et culturel indéfectible entre l?AOF et la métropole, par le biais de la « Fédération » des pays africains ayant en commun la langue française.
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"2006 est l'année Senghor. Des centaines de manifestations sont organisées tout au long de l?année 2006 à travers l'Europe et l'Afrique, pour célébrer le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor et rendre hommage au Chef d?Etat, à l?homme de lettres, au promoteur de la diversité culturelle qui personnifie les valeurs, combats et idéaux de la Francophonie moderne dont il a été l?un des pères fondateurs."


Ce serait vraiment indifférente de ma part de ne pas ajouter quelques mots en reponse du poste de bana2166 relatif à Léopold Sédar Senghor et son mouvement Négritude, travaillant de concert avec Aimé Césaire, et le poète guyanais Léon Gontran Damas. Les pensées de ces trois hommes ont donné naissance à une philosophie de lumières au panafricanisme. Ils affirment haut et fort la grandeur de l'histoire et de la civilisation noire face au monde occidental qui les avait jusque là dévalorisées. Ils se refusent l'existence d'une essence noire mais veulent faire de leur identité nègre et de l'ensemble des valeurs culturelles du monde noir, une source de fierté. "La Négritude est la simple reconnaissance du fait d?être noir, et l?acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. " nous disent ces trois géants.


Selon Senghor, « La négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie. »
Pour Senghor, la culture noire tire sa force de sa proximité avec la nature et avec ses ancêtres, là où la culture occidentale s'en est coupée; le Noir est intuitif quand l'Européen est cartésien. La Négritude c'est la conscience d'une histoire, d'une civilisation, d'une culture africaine, la Négritude c'est un combat politique sûr de son droit contre le colonialisme et l'idéologie des races, la Négritude c'est une philosophie de la réconciliation de l'homme noir humilié et offensé avec lui même. La Négritude c'est cet élan dont à tout moment et à toute époque, nous devrions nous inspirer, cet élan qui a consisté à fissurer irréversiblement le mur des suffisances de l'ethnocentrisme. C'est ce que Senghor nous apprend étant un philosophe de lumières.
Dans la bouche du chanteur James Brown voilà ce que Senghor veut nous dire concernant la Négritude: "Say it loud, I am black and I am proud!"