Chirac veut aider Haïti à rétablir la sécurité et la stabilité politique
Le président Jacques Chirac a assuré vendredi son homologue haïtien René Préval du soutien de la France au "rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique", a rapporté l'Elysée.
M. Préval a été reçu pendant une heure à l'Elysée par M. Chirac, à l'occasion du premier déplacement à l'étranger du nouveau chef de l'Etat haïtien depuis son investiture le 14 mai. Avant Paris, il s'était rendu à Bruxelles. M. Chirac lui a confirmé "tout le soutien de la France dans ce moment exceptionnnel d'espoir pour Haïti et le peuple haïtien" après les élections, a déclaré le porte-parole de l'Elysée Jérôme Bonnafont. "Le coeur de la France bat pour Haïti", lui a-t-il dit.
Le président français "l'a assuré de l'appui de la France dans sa politique de rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique dans la démocratie", a dit M. Bonnafont qui a précisé que les deux présidents avaient évoqué en particulier le programme de coopération dans le domaine de la gouvernance et de la sécurité.
Le président haïtien a déclaré à la presse que "la réforme judiciaire" était "l'essentiel en ce qui concerne le banditisme, en ce qui concerne la garantie des investissements". "La justice est le dernier carré de résistance de ceux qui ne veulent pas la normalisation", a-t-il affirmé. Il a indiqué avoir parlé du rôle de la gendarmerie, en complément de la police à Haïti. Sur ce point, il devait discuter d'une coopération technique avec la France, lors d'un entretien vendredi avec la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
M. Bonnafont a aussi confirmé que la France était favorable à la poursuite de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah).
Le président haïtien, qui était déjà venu en France en 1996 comme président, a estimé qu'il existait entre Port-au-Prince et Paris "des liens économiques forts, des liens culturels forts" qu'il fallait encore "aviver".
Concernant l'annulation de la dette bilatérale de 50 millions d'euros, sur une dette globale haïtienne de 1,3 milliard de dollars (environ 1 milliard d'euros), M. Préval a déclaré en discuter "pas seulement avec la France mais aussi avec d'autres pays, avec les institutions financières internationales".