Selon Michaëlle Jean, il reste encore du chemin à faire pour les Africaines
Wednesday, December 06, 2006
SOWETO, Afrique du Sud (AP) - Selon la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, les Africaines jouent un rôle de plus en plus important dans les sphères politiques et économiques du continent, mais il reste encore du chemin à parcourir.
En visite en Afrique du Sud, mercredi, Mme Jean a rendu hommage au sens des affaires des Africaines, et a confirmé l'engagement du Canada en faveur de la croissance des petites entreprises.
"J'ai rencontré beaucoup de femmes qui, grâce un petit prêt obtenu par l'entremise du micro-crédit, ont pu créer des emplois, réaliser des profits, rembourser leurs prêts et devenir autonomes, tout en améliorant les conditions de vie de leur famille et de leur communauté", a-t-elle déclaré devant l'Association des femmes d'affaires de Soweto, célèbre banlieue noire de Johannesburg.
La gouverneure générale a aussi salué les efforts de l'Afrique du Sud en faveur de l'égalité des sexes au sein du gouvernement et des entreprises.
"J'ai été très impressionnée d'apprendre que le conseil des ministres et le Parlement sont constitués à 30 pour cent de femmes. C'est plus élevé que dans beaucoup d'autres pays, notamment le mien", a-t-elle souligné devant l'auditoire composé notamment de la ministre des Mines et de l'Energie, Buyelwa Sonjica, et de la sous-ministre des Affaires étrangères, Sue van der Merwe.
En 2005, Mme Jean est devenue à 49 ans la première Noire et la troisième femme nommée au poste de gouverneur général. L'ancienne journaliste native de Haïti visite l'Afrique du Sud dans le cadre d'une tournée de cinq pays visant
à resserrer les liens avec l'Afrique.
"J'aimerais que ma première visite en Afrique soit un voyage d'espoir, a-t-elle expliqué. En Algérie, au Mali et au Ghana, et maintenant en Afrique du Sud, j'ai pu mesurer le travail essentiel des femmes dans tous les secteurs de la société, autant en ville que dans les régions les plus éloignées."
Néanmoins, en dépit de l'émancipation croissante des Africaines, il reste "encore beaucoup de chemin à parcourir", a-t-elle indiqué. "Les femmes traînent toujours derrière les hommes en ce qui a trait à l'alphabétisation et à la fréquentation scolaire. Il faut commencer par l'éducation."
Mme Jean devait aussi se rendre mercredi à Cape Town. Elle doit s'envoler vers le Maroc samedi.