Vague de violence au Brésil: Le Président Luiz Inacio Lula da Silva envoie les troupes
vendredi 5 jan, 04 h 50
Le président Luiz Inacio « Lula » da Silva a répondu à l'appel du gouverneur de l'État de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, aux prises avec une vague de violence criminelle qui a fait 24 morts au cours des derniers jours.
Le président a autorisé le déploiement des troupes fédérales dans cet État. Il s'agit des policiers d'élite de la Force nationale de sécurité (FNS), qui auront pour mission principale de contrôler les frontières de l'État pour éviter la fuite des criminels recherchés et limiter le trafic d'armes et de drogue avec les États voisins.
Le nombre d'hommes déployés n'a pas été dévoilé. La FNS est composée de près de 8000 des meilleurs éléments issus des divers corps policiers du pays.
Le gouverneur Cabral avait demandé au gouvernement fédéral l'envoi de la police militaire, mais aussi de l'armée de terre, de l'aviation et de la marine. Le ministère de la Défense doit encore se prononcer sur l'envoi de ces effectifs.
Rio de Janeiro, deuxième ville du pays, est réputée pour être l'une des cités les plus violentes du monde. Elle fait face depuis une semaine à une importante vague de crimes particulièrement violents.
Sept personnes ont été brûlées vives dans l'attaque d'un autobus et deux policiers ont été tués, notamment. Un autre autobus transportant des touristes a été attaqué, jeudi matin, et ses occupants dévalisés. Des dizaines de bâtiments publics, dont plusieurs postes de police, ont aussi été pris d'assaut par des bandes criminelles lourdement armées.
Les autorités ne s'expliquent pas cette montée de la violence urbaine dans les faubourgs pauvres de Rio, les favelas. Pendant que certains y voient la main des grands trafiquants de drogue, d'autres estiment qu'il pourrait s'agir de simples bandes criminelles qui tentent de s'imposer face au gouverneur Cabral, arrivé en poste récemment.
Toutefois, tant pour le gouverneur que pour le président Lula, les auteurs des attaques qui ont fait jusqu'à maintenant plus d'une vingtaine de morts et des dizaines de blessés doivent être considérés comme des « terroristes » et combattus comme tels.
Les autorités craignent que les événements des derniers jours ne soient qu'un prélude à des assauts plus importants, alors que Rio accueillera d'ici la fin du mois une importante réunion du Mercosur, le marché commun des pays d'Amérique du Sud.