Les combats de coqs remonteraient au VIIe siècle avant J.C. en Israël mais il existe surtout des témoi-gnages écrits ou picturaux de combats de coqs dans la Grèce antique.
Une loi à Athènes organisait tous les ans un combat de coqs dans le théâtre en souvenir de l'allocution de Thémistocle la veille de la bataille de Salamine. Selon l'écrivain Elien, les troupes athéniennes rencontrèrent des coqs s?affrontant alors qu'elles partaient au combat contre les perses. Thémistocle voyant avec quel courage et quelle ténacité les coqs se battaient, prit la parole et incita les soldats à imiter ceux-ci pour sauver la patrie : Salamine fut une écrasante victoire sur l'envahisseur.
Les grecs possédaient des élevages particuliers : les races les plus belliqueuses étaient celles de Rhodes et celles de Tanagra; les coqs étaient nourris d'oignons et d'ail la veille des combats, pour que leur ardeur au combat soit décuplée. Les combattants étaient armés d'éperons de bronze et se battaient sur un ring qui ressemblait beaucoup aux parcs de nos gallodromes.
Rome pris très vite le relais : une mosaïque de Pompéï montre l'affrontement de deux coqs devant une table où se trouve la bourse que remportera l'éleveur victorieux.
Au Moyen Age, la tradition des combats de coqs n'avait pas disparu (une miniature du musée Condé à Chantilly le prouve).
Ces combats qui furent attestés au Moyen Age, n'étaient pas très nombreux, ormis notre région. (Paris tenta de les relancer en 1828 et 1829 au bois de Boulogne (et oui !) et rue du Faubourg-Saint-Honoré, mais en vain)
En Angleterre, la popularité de ces combats était bien plus importante. Sans doute amené par les romains, ces jeux ont passionné les rois à partir du XIe siècle et, au XIIe, cela devint un sport d'universitaires et d'écoliers.
Plus impressionnant : au Pays de Galles, le pit (ou arêne) de combat était installé dans les cimetière le dimanche.
Interdits sous Edouard III (XIVème), ils furent très vite rétablis et c'est Henry VIII qui se fit construire un pit royal (« Royal Cock-Pit ») dans son palais de White Hall.
Il y avait deux types de combats en Angleterre : la « Royal Battle » (bataille royale) où il ne demeurait qu?un seul survivant sur un grand nombre de combattants et le tournoi gallois, où, comme pour les coupes de football, quatre paires donnaient quatre vainqueurs constituant les deux paires qui s?affrontaient en une finale...
Au XVIIIe, le combat de coqs est à son apogée (pour preuve la gravure de Hogarth qui montre une foule s'écrasant pour y assister !). Après sa prise de Bruxelles en Février 1746, le Maréchal Maurice de Saxe organise des combats pour se « reposer » : Pour cela, il fit venir à Gand des coqs d'Angleterre.
Sources : le très beau livre de Yves D. Papin : « Le Coq » aux Éditions Hervas