Se délier les jambesdans la Grand Piedra à Cuba
Le samedi 24 fév 2007
Santiago de Cuba
Après quelques jours passés sur la plage dans les environs de Santiago de Cuba, les vacanciers sentent souvent le besoin de découvrir d'autres horizons, voire de se délier les jambes. Je vous recommande une randonnée dans la Grand Piedra où il est possible de découvrir quelques sites d'intérêt que l'on peut faire à pied.
La Grand Piedra est un sommet important (1220 mètres) de la chaîne de montagnes Sierra Maestra situé à 15 km à l'est de Santiago de Cuba. Rien de comparable au Pico Turquino, situé à l'ouest de Santiago, qui est le plus haut sommet de Cuba avec une altitude de 1974 mètres dont on reparlera plus loin.
On se rend à la Grand Piedra en taxi (20 pesos convertibles CUC) ou en autocar à partir de Santiago. Les 10 premiers kilomètres se font assez facilement sur la plaine mais les cinq derniers sont en montée sur une route assez étroite et en lacets. Plus on gravit la montagne, plus on sent le changement de température. Ainsi, s'il fait 30 °C sur la plaine, il fera 24 °C au sommet. On se sent d'autant plus à l'aise qu'une brise constante chasse l'humidité prégnante du bord de la mer des Caraïbes.
Peu importe le moyen de transport que vous utilisez, je vous recommande de vous laisser déposer à l'intersection menant au jardin botanique la Siberia, que l'on rejoint à moins d'un kilomètre. Pour un peso CUC, un guide vous fera visiter le jardin et la collection de fleurs et d'arbustes. On y trouve notamment six variétés de centurion, des pomélias, des orchidées, bromélias, flamboyants, dacoménias, héliotropes, et d'autres espèces communes que l'on retrouve dans nos jardins au cours de l'été.
Après cette visite qui peut durer une ou deux heures selon votre passion pour la botanique, revenez vers la route principale qui est assez pentue et poursuivez votre marche jusqu'à la Grand Piedra (un à deux kilomètres). Pendant cette marche, on peut admirer différentes espèces de fougères arborescentes dont certaines datent de milliers d'années.
En arrivant vers le sommet, un belvédère à droite permet d'avoir une vue panoramique sur la vallée en contrebas et sur la mer. À gauche, un bâtiment, la Villa Gran Piedra, abrite un restaurant (pas toujours ouvert) et un bar-terrasse qui vous permet de faire une halte bienfaisante.
Du bar-terrasse, vous pouvez grimper, pour un peso CUC, les 452 marches qui mènent au sommet, un immense rocher, vestige d'un ancien volcan, sur lequel on a aménagé un belvédère. Après une chute de pluie, le parcours peut être risqué car le sol devient boueux et la dernière escalade menant au rocher est très dangereuse. C'est d'ailleurs pourquoi on a fixé un câble métallique pour permettre de s'agripper. Par temps clair, il est parfois possible d'apercevoir Haïti et la Jamaïque.


Au retour de cette escalade assez éreintante, on poursuit son chemin par une route de terre en mauvais état qui conduit, 2 km plus loin, à la cafetal La Isabélica, une ancienne plantation de café du XVIIIe siècle devenue musée depuis 1961. Le bâtiment qui ressemble à une forteresse expose au rez-de-chaussée divers instruments servant à la récolte du café, notamment une machine à dépulper les cerises du café. On y retrouve le quartier des esclaves ainsi que des chaînes et menottes en fer pour mâter les plus rebelles.
Au premier étage, le logis du propriétaire a été meublé avec du mobilier de l'époque provenant de diverses plantations des alentours. De la galerie qui ceinture l'étage, le maître pouvait surveiller facilement le travail de ses esclaves, notamment le séchage des grains de café qui s'effectuait sur de grandes surfaces cimentées devant la maison. À côté, un petit bâtiment isolé servait de cuisine afin d'éviter que les odeurs ne se communiquent au café.
À partir de la cafetal, plusieurs sentiers mènent à la montagne ou vers les plantations de café.
Le visiteur qui voudrait y passer plus d'une journée peut louer à la Villa Gran Piedra un petit chalet de brique avec terrasse pour deux personnes, incluant le petit déjeuner, pour 38 à 42 pesos selon la période. Il y en a aussi de plus grands pouvant accueillir quatre personnes pour 65 pesos.
Le Pico Turquino
Les voyageurs qui vont en vacances à Manzanillo de Cuba et qui possèdent une bonne expérience du trekking seront servis à souhait en escaladant le Pico Turquino, la plus haute montagne de la Sierra Maestra, une expédition de deux jours.
Ils doivent se rendre d'abord à Bartolomé Maso, un petit village à 30 km de Manzanillo et puis poursuivre la route sur un chemin très accidenté jusqu'à Santo Domingo (19 km). De là, ils ont le choix entre deux randonnées: soit celle de la commandancia de La Plata qui est facile, ou la plus difficile, l'ascension du pic Turquino qui ne se fait pas sans la présence d'un guide (10 pesos). Des droits d'entrée sont exigés pour la randonnée dans le parc national Turquino: 11 pesos CUC pour la randonnée de la commandacia de La Plata et 33 pesos CUC pour l'ascension du pic Turquino.
Avant de partir pour Cuba
Si vous partez à Cuba, voici quelques conseils sur les produits à emporter. Outre la crème solaire en quantité suffisante, il faut prévoir des insecticides et de la calamine parce que, même après la fumigation, les maringouins et les moustiques «héhés» (invisibles à l'oeil nu) attaquent souvent avec voracité. Aux produits de toilette habituels, inclure des mouchoirs en papier, une débarbouillette et des souliers de plage si vous vous baignez dans des endroits rocailleux.
> Soigner les bobos
À Cuba, les médicaments et pansements sont extrêmement rares. Une petite trousse de premiers soins en permanence dans la valise est donc indispensable. Idéalement, elle contient : tampons alcoolisés, diachylons, cotons-tiges, onguent antiseptique, Immodium ou Pepto-Bismol pour les problèmes intestinaux et des analgésiques contre les maux de tête.
> Pourboires
En général, on donne des cadeaux aux femmes de chambre et des pourboires au reste du personnel. Prévoir un minimum de 5 pesos par jour pour deux personnes, sans compter les pourboires aux chefs qui font les plats à la commande. Le pourboire n'est pas obligatoire, mais le service est meilleur. Toutefois, les cadeaux semblent avoir la cote parce les comptoirs des magasins sont plutôt dégarnis.
> Cadeaux
Des objets à 1 $ tels savons, déodorants, crèmes à main, produits de maquillage, crème à barbe, rasoirs, shampoing, dentifrice, brosses à dents, bref tous les produits de toilette tant pour hommes que pour femmes sont très prisés. À cela s'ajoutent les médicaments comme le Tylenol, les onguents tels l'Ozonol, les diachylons et tous les produits pour la lessive et des outils! Les vêtements propres que vous n'utilisez plus trouveront facilement preneur. Et, n'oubliez pas les enfants.