Des milliers d'haïtiens arrivent chaque jour de divers pays pour passer les vacances d'été ainsi que pour les fêtes champêtres dans leur pays d'origine. Un nombre tout aussi important laisse le pays chaque jour vers plusieurs destinations.
Le directeur de communication du ministère du tourisme, M. Caleb J. Desrameaux, affirme constater qu'un nombre important d'haïtiens vivant à l'étranger rentre dans le pays pour y passer les vacances d'été.
« Nous sommes en été et c'est les fêtes champêtres, les gens arrivent de partout et ce ne sont pas forcément des port-au-princiens. Ils viennnent faire le pèlerinage, c'est plus qu'un devoir » a-t-il relaté avant de faire remarquer que les lignes aériennes ont doublé leur nombre de vols sur Haïti.
A l'aéroport international Toussaint Louverture ce jeudi, c'est le branle bas. Sur le comptoir des différentes compagnies aériennes, les files d'attentes se font de plus en plus longues. Dans la salle d'arrivée, le tableau n'est pas différent. Les gens et les voitures se massent, attendant parents et amis.
Les responsables des lignes commerciales ont avoué à la presse que les vols sur Haïti arrivent sans place vacante.
« Il n'y a plus de place jusqu'au 21 août pour aller au Canada ni pour venir ici », indique un responsable de la Air Canada qui soutient que la plupart des passagers sont des haïtiens qui resteront plus de deux semaines, alors que la Spirit Air a mentionné que tous ses vols sont pleins.
Pourtant, malgré son arrivée massive, la diaspora haïtienne semble toujours méfiante et observe avec prudence la sécurité rétablie dans le pays. Plusieurs passagers qui attendaient leurs parents ont refusé de répondre aux questions des reporters presents.
« Je ne reviens pas de l'étranger. Je suis là pour attendre quelqu'un. Je ne sais pas à qui appartiennent ces mallettes », ont répondu la plupart d'entre eux interrogés sur la raison de leur venue dans la pays
Toutefois, M. Caleb Desrameaux a fait remarquer que le manque d'infrastructures peut nuire à l'arrivée de ces gens tout comme cela nuit aux autres haïtiens qui vivent ici.
« Imaginez quelqu'un qui vient passer les vacances aux Cayes alors qu'il n'y a pas de pont à Petit-Goâve. Il s'agit là d'un problème qui le fera surement réfléchir à deux fois avant de rentrer au pays », s'est-il exclamé.