«Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes», selon l'Acte constitutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO). Par conséquent, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix, cet élément fondamental pour l'épa-nouissement de toute vie.
Ici et là, de par le monde, ont cours des conflits de toute nature, la violence, la guerre, dont les principales victimes sont des personnes innocentes et souvent vulnérables, parmi lesquelles les femmes et les enfants. Dans les camps de déplacés du Tchad, du Darfour comme dans les rues de Bagdad, la quête de la paix est synonyme d'échecs et de souffrances. Le nombre de populations dans le monde pour lesquelles la paix demeure hors d'atteinte est en perpétuelle augmentation.
Entre autres conséquences, les conflits et les violences de toute nature fragilisent les acquis économiques et freinent le développement. Aussi, le 21 septembre offre-t-il à tous les citoyens du monde l'opportunité de dresser le bilan des efforts menés afin de promouvoir la paix et le bien-être. Elle permet également de se consacrer à tout ce qui reste à faire.
La paix, une responsabilité de tous
Les efforts en faveur de la paix sont essentiels, mais la tâche n'est pas facile. Toutefois, en privilégiant la tolérance, la fraternité et la compréhension, cet objectif commun sera atteint car tous les peuples du monde aspirent à la paix.
Il s'agit pour chacun d'oeuvrer pour éradiquer ce mal qui entrave le progrès de l'humanité et ainsi préserver les générations futures du fléau de la guerre. Il revient alors à chacun de réaffirmer son engagement en faveur de la paix et d'oeuvrer pour l'avènement d'un monde de paix et de concorde.
En cela, la paix inspire le discours et elle est le dénominateur commun de tout le travail mené par les Nations Unies dans le monde entier, qu'il s'agisse du maintien de la paix et de la diplo-matie préventive ou de la pro-motion des droits de l'homme et du développement.
Une minute de silence - pour quoi faire ?
La Journée internationale de la paix se veut une journée de cessez-le-feu dans le monde en-tier, un répit de 24 heures pour les populations en proie à la peur et à l'insécurité. Traditionnellement, le 21 septembre est l'occasion pour observer, à travers le monde, une minute de silence.
Il s'agit de profiter du silence des armes pour mesurer le tribut que tous les citoyens du monde paient aux conflits. Il s'agit également de prendre la ferme résolution de faire en sorte que cette pause d'un jour devienne permanente.
En cette journée internationale, un appel est lancé à tous : faire de la paix non pas seulement une priorité, mais également une passion. Hommes et femmes, jeunes et vieux du monde, engageons-nous, tous ensemble, à redoubler d'efforts, où que nous soyons et de quelque manière que ce soit, pour faire de chaque journée une journée de paix.
Quelques activités au programme de la Journée
Pour commémorer cette journée, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a prévu la tenue d'une série d'activités à travers le pays. En effet, sont organisés par la Mission des expositions de dessins et de peintures d'enfants représentant leur conception de la paix.
Par ailleurs, sont prévus une marche pour la paix dans plusieurs villes du pays, mais aussi la mise en terre d'arbres pour la paix et la distribution de kits scolaires; une occasion également pour partager avec tous le message du Secrétaire général des Nations Unies en cette occasion.
Ensemble, faisons nôtre la culture de la paix.