À l'échelle mondiale, le cancer du col de l'utérus occupe la deuxième place parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes de moins de 45 ans et représente la troisième cause de mortalité associée au cancer chez les femmes, juste après les cancers du sein et du poumon.
Toutes les deux minutes, une femme meurt du cancer du col de l'utérus dans le monde. En Belgique, malgré l'impact significatif des programmes de dépistage, cette maladie tue encore une femme chaque jour. Heureusement, la prévention, le diagnostic et le traitement du cancer du col de l'utérus ont enregistré d'importants progrès, dont la mise au point et la commercialisation d'un vaccin ne sont pas des moindres. Petite présentation de cette maladie…
Le col de l'utérus : une barrière naturelle
Le col de l'utérus est l'extrémité de la partie rétrécie de l'utérus. Il s'ouvre dans le vagin par un petit orifice qui permet l'écoulement du sang menstruel. Sorte de barrière, il contribue à empêcher les infections d'atteindre l'utérus. Pendant la grossesse, il reste étroitement fermé, ce qui permet de maintenir le foetus à l'intérieur de l'utérus. Lorsque le bébé est prêt à naître, le col de l'utérus se dilate pour permettre son passage.
Cancer du col de l'utérus: chercher le HPV
Un cancer se déclare lorsque les cellules qui constituent le revêtement interne du col de l'utérus deviennent anormales et se mettent à se multiplier de manière incontrôlée. Un virus très répandu, le virus du papillome humain (HPV pour human papillomavirus) est la cause du cancer du col de l'utérus. Il en existe une centaine de types. La plupart sont néanmoins à faible risque. La majorité des cas de cancer du col de l'utérus sont dus à deux types, le HPV16 et le HPV18 . On retrouve ces deux types dans environ 70 % de l'ensemble des cas de cancer du col de l'utérus.
HPV: transmission facile
Ce virus est extrêmement répandu et se transmet très facilement, à l'occasion de relations sexuelles ou même, dans certains cas, lors d'un contact cutané intime dans la région génitale. Par conséquent, toute femme sexuellement active est susceptible d'être contaminée. Et même si l'usage de préservatifs permet de réduire le risque d'infection, ils ne suffisent pas à assurer une protection absolue. En effet, la peau qui se trouve à proximité immédiate des organes génitaux peut également être porteuse du virus.

Jusqu'à 80 % des femmes sexuellement actives se trouveront, à un moment ou un autre, au cours de leur existence, infectées par au moins un type de HPV. Bonne nouvelle, notre système immunitaire est capable d'éliminer la plupart des infections par le HPV sans même que nous ayons conscience d'avoir contracté une telle infection. Occasionnellement, certains types à haut risque du virus demeurent cependant présents dans le col de l'utérus et, au fil du temps, peuvent être à l'origine du développement d'un cancer du col de l'utérus.
Source : e-santé