Par Eddy Trofort
Plus de 2 millions de personnes meurent chaque année à cause du stress. Le professeur David Serban Schreber déclarait que le stress fait bien plus de victimes dans le monde que l'alcool et le tabac.
C'est aujourd'hui un fléau. Les études menées sur le stress menées, ces dernières années, ont montré qu'il intervient dans 90 % des maladies, soit comme un facteur aggravant, soit comme un facteur déclenchant. Si 44 % des Français se disent stressés, officiellement les statistiques en Haïti restent muettes sur les ravages du stress dans notre pays.
L'instabilité politique et les mouvements politiques des vingt dernières années ont provoqué des changements intempestifs au sein de l'Administration publique. Ces rotations constituent des facteurs de stress. Les nouvelles qui arrivent dans les ménages tous les soirs, sont aussi des sources de stress. Une jeune universitaire d'une vingtaine d'années me confie qu'elle refuse de regarder le journal télévisé compte tenu des sujets traités : menaces d'attentats, crises internationales, crise boursière, chômage, kidnapping...sont les plus communs. Compétitivité médiatique oblige.

Le Dr Philippe Rodet, psychologue français, indique que l'organisme humain est conçu pour résister à six (6) ou sept (7) agressions par semaine. Il en subit 50 par jour ! Point besoin de souligner que cela a des conséquences inévitables sur notre vie, notre bien-être et notre réussite professionnelle. Un ami du secteur privé m'explique que le degré de compétitivité oblige les employés des secteurs bancaire et électronique (cellulaire) à travailler plus vite.Plus la compétition est grande plus il faut aller vite, plus il faut en donner, plus le stress augmente, me fait-il savoir.

À ma question de savoir comment réagissent les employés, il n'hésite pas à me répondre que le soutien et la motivation dont jouissent ses collègues du secteur bancaire en particulier les aident mieux à gérer leur stress. Ils sont souvent félicités en réunion, ce qui leur fait comprendre qu'ils sont très utiles à l'institution. Et il me confie qu'ils reçoivent régulièrement des incitatifs salariaux qui les rassurent.
Le Dr. Rodet avance que l'absence de soutien augmente de 31% l'anxiété chez l'homme et de 43 % chez les femmes. Selon le professeur, le combat contre le stress est un travail de tout instant. Cultiver le bon pour dompter le mauvais est le meilleur traitement qui puisse exister, indique le psychlogue français.
Source: Le Matin