Environ 40.000 personnes pourraient avoir été contaminées par les virus hépatite B, C et le sida, dans une clinique de la ville.
Les autorités sanitaires de l'État américain du Nevada, à l'ouest du pays, ont récemment lancé une campagne d'information auprès de 40.000 personnes potentiellement contaminées par les virus de l'hépatite B, C et du VIH, le virus du sida dans une clinique de Las Vegas, le «Centre d'endoscopie du Nevada du sud».
La campagne d'information vise notamment «des patients opérés dans la clinique entre mars 2004 et le 11 janvier 2008», selon les autorités sanitaires, qui préconisent à ces personnes qu'elles contactent leur médecin pour subir des tests.
À l'origine de cette alerte massive, une enquête sur plusieurs cas aigus d'hépatite C détectés dans cette clinique. Trois cas ont d'abord été détectés en janvier puis trois autres patients infectés ont depuis été localisés, portant ce total à six, trois fois plus que la moyenne annuelle des cas enregistrés dans la région de Las Vegas. Or, cinq des patients infectés avaient subi des anesthésies le même jour dans cette clinique, selon l'administration.
D'après les conclusions des autorités sanitaires, la clinique a pratiqué des «méthodes à risques pour injecter des anesthésiques, qui pourraient avoir exposé des patients au sang d'autres patients» Des pratiques pouvant conduire à des contaminations par l'hépatite C et d'autres maladies transmissibles par le sang. De même source, «l'enquête a mis en évidence la réutilisation de seringues», mais pas d'aiguilles, et «l'utilisation de doses individuelles d'anesthésiant sur plusieurs patients».
«Nous avons pris des mesures»
L'administration préconise, en plus du dépistage de l'hépatite C, «un dépistage de l'hépatite B et du VIH, car ces deux maladies peuvent être transmises via les mêmes méthodes à risque d'injection (...) toutefois, le risque de transmission d'hépatite B et du VIH est plus faible, et aucun cas d'hépatite B ou de VIH n'a été identifié», selon le docteur Lawrence Sands, responsable du département de la santé du sud du Nevada.
Dans un communique, l'établissement de santé a réagi : «Nous voulons exprimer notre profonde préoccupation aux nombreux patients qui ont placé leur confiance en nous pendant toutes ces années (...) nous avons pris des mesures pour que (ces faits) ne se reproduisent plus jamais». Toutefois les représentants de l'établissement n'ont pas expliqué comment le personnel avait pu pratiquer, et pendant si longtemps, des méthodes en violation avec toutes les règles sanitaires ou de bon sens.
Source: Le Figaro *******
Large-scale hepatitis alert has no precedent By Mary Manning
The campaign to notify 40,000 patients of a Las Vegas endoscopy and colonoscopy clinic that they might have been exposed to hepatitis B, hepatitis C or HIV is believed to be unprecedented in U.S. history, according to the Centers for Disease Control and Prevention.
So far, six people have been diagnosed with hepatitis C after undergoing procedures at the Endoscopy Center of Southern Nevada, according to the Southern Nevada Health District.
Previously, the largest campaign to notify patients of possible exposure to hepatitis had been in Brooklyn, N.Y., in 2001. Health officials there had tried to notify more than 2,000 patients who had gastrointestinal exams at a medical clinic after eight patients tested positive for hepatitis C.
Seven of the infected patients had been hospitalized, alerting authorities to the outbreak. The source of the infection was never pinpointed.
Since 1999 the CDC has tracked 31 outbreaks of hepatitis C.
The largest outbreak of hepatitis C in North America — affecting 99 patients — was confirmed in 2002 in connection with an eastern Nebraska cancer clinic. Patients were infected from March 2000 through December 2001. In all cases a nurse, in removing blood from intravenous tubes, used the same syringe on more than one patient.
The most recent hepatitis C outbreak came to light in June when New York City anesthesiologist Dr. Harvey Finkelstein had to notify 600 patients on whom he performed outpatient procedures in August 2006 that they might have been infected. Three of his patients were confirmed to have the virus.
In Baltimore, Md., a 79-year-old retired ironworker developed a hepatitis C infection and died in 2004 after being injected with what might have been a tainted vial of technetium-99m, a radioactive liquid designed to allow doctors to trace blood vessels. A dozen other patients were infected in the same episode, apparently from the same syringe used on the man.
Another outbreak of hepatitis C occurred in a retirement home from blood-sugar testing in 2003 and 2004, when 71 patients were infected.
Hepatitis C, a virus that attacks the liver, typically is transmitted through infected blood or semen. The disease kills as many as 10,000 people a year in the United States, according to the CDC. The majority of hepatitis C cases are the result of illicit drug use.
Source: Las Vegas Sun