Le maire André Carmelo Etienne a annoncé le mardi 20 septembre l'interdiction pour les boites de nuit de fonctionner en semaine dans sa ville côtière de Saint-Marc, entre autres décisions adoptées à l'occasion de la rentrée scolaire.
« Il est formellement interdit aux boîtes de nuits de fonctionner en semaine. Les discos fonctionnent jusqu'à minuit du vendredi au dimanche », lit-on dans une note publiée par M. Etienne. Les taxis-motos doivent également respecter un nouvel horaire et ne sont autorisés à rouler qu'entre 5h00 am et 10h00 pm.
Les autorités policières, judiciaires et communales de Saint Marc (92 Km au nord de la capitale) ont adopté ces nouvelles dispositions à l'occasion de la rentrée scolaire pour, disent-elles, garantir la sécurité des habitants de la 5e ville du pays.
Après différentes annonces faites sur les ondes de stations hertziennes de la cité de Nissage Saget, le maire André Carmelo Etienne a publié le 20 septembre dernier les nouvelles prérogatives. « Le principal motif est d'accorder la sécurité aux citoyens dans un climat difficile », a-t-il expliqué.
Selon le maire, des témoignages rapportent que certains actes répréhensibles n'ont pu être empêchés en raison du nombre important de taxis-motos qui sillonnent la ville nuit et jour. « Une fois que les taxis sont contrôlables, il sera plus facile d'éviter des actes de banditisme », a-t-il expliqué.
Ces nouvelles mesures sont très accueillies dans de nombreuses familles de la ville. Des éléments de la population y voient une stratégie pour pallier le faible niveau de l'éducation, en déclin continu à Saint-Marc. La ville a enregistré cette année la plus faible performance aux examens nationaux du baccalauréat.
Depuis l'adoption de ces dispositions, des jeunes filles en jupes ou en culottes trop courtes, ainsi que des dreadlocks, auraient été sévèrement battus par des agents de police, selon des riverains. Aucun témoignage n'a été toutefois entendu dans les médias ni de plaintes formelles déposées par-devant les autorités judiciaires locales.
Durant la période estivale, plusieurs cas de kidnapping ont été enregistrés à Saint-Marc. La commune avait été également le théâtre d'actes de barbarie dont les auteurs restent jusqu'ici inconnus.
haitipressnetwork