Porto Alegre, 31 janv.-02 [AlterPresse] --- Les attentes sont multiples vis-a-vis du Forum Social Mondial, qui se tient à Porto Alegre, au Brésil.
Plusieurs délégués qui ont livré leurs opinions et réflexions à AltrePresse ont exprimé leurs espoirs mais aussi leurs préoccupations par rapport au processus en cours.
Yanick Etienne de l'institution haïtienne d'encadrement, "Batay Ouvriye" (Lutte ouvrière), a relevé l'aspect "hétéroclite" du mouvement. Elle a souligné la nécessité de la "construction" des alternatives en vue de la mondialisation de la solidarité. Selon elle, "l'autre monde possible doit s'articuler avec les intérêts des travailleurs".
Les Argentins ont organisé leur propre concert de casseroles a l'intérieur de la marche. Susana Medina Coordonnatrice de la branche argentine du mouvement global ATTAC a expliqué qu'ils ont voulu "communiquer leur expérience et leur enthousiasme" et indiquer en même temps "ce qu'il faut faire". L'Argentine est secouée par une crise économique profonde qui a occasionné d'importantes manifestations, mettant en déroute plusieurs gouvernements successifs en un court laps de temps.
Pour Viviane Barbot, Présidente de la Fédération des Femmes du Québec, il importe de voir "comment réellement on peut changer les choses". "Nous les femmes, a-t-elle précisé, nous avons besoin de changement pour vraiment atteindre l'égalité". Barbot préconise une véritable prise de conscience que "le monde est composé d'hommes et de femmes et c'est ensemble que nous pouvons changer les choses".
Nicolas Voisin de la République Sociale Européenne, "club des gauches socialistes europeennes", a déclaré à AlterPresse que sa participation a la marche visait l'établissement de liens avec les mouvements de gauche antilibéraux. "La gauche est parfois ambiguë sur le libéralisme", a-t-il souligné. "On essaie de trouver
ici une dynamique internationale, une voie différente par rapport à celle du nouvel ordre mondial libéral qui s'impose", a-t-il ajouté.
Koumba Toure de l'Institut pour l'Éducation Populaire, basé au Mali, a confié a AlterPresse qu'elle est venue a Porto Alegre "pour rencontrer d'autres personnes qui croient à la possibilité d'un monde différent, où les enfants n'ont pas faim, ou il n'y a pas la guerre et l'exploitation".