Search the Web 
Subjects: 30,455 | Messages: 65,033 | Mp3s: 972 | Videos: 103 | Members: 16,821 | Online: 96 | Newest : MemyNeazyrtnz
Haitiwebs Home english  français  register  faq  contact us
Go to Haitiwebs Chat     Register   
Calendar Search Mark Forums Read
Welcome to the Foire d'Opinions Haitiennes forums.
You are currently viewing our boards as a guest which gives you limited access to view most discussions and access our other features. By joining our free community you will have access to post topics, communicate privately with other members (PM), respond to polls, upload content and access many other special features. Registration is fast, simple and absolutely free so please, join our community today!
If you have any problems with the registration process or your account login, please contact contact us.
Latest Top News ::.. Où est passé le Nouveau Contrat Social du groupe des 184 ? Boulos, vous nous manquez! Le Grand Sud démasqué Quatre policiers mis en isolement Les perles sont éternelles MIAMI / Un concert pour venir en aide aux sinistrés d'Haïti ! Le Marché en fer ou marché Vallières : une nouvelle catastrophe… annoncée ! La promotion socio-économique des femmes via Internet A quand le renouvellement du tiers du Sénat? Appel urgent! pour voler au secours d'Haïti

 
 
LinkBack Thread Tools Search this Thread Display Modes
  #1 (permalink)    
Old 03-09-02, 10:00 PM
haitiwebs's Avatar
haitiwebs haitiwebs is offline
Administrator
 
Posts: 4,578
Violette Atletic Club Real Madrid
haitiwebs is on a distinguished road
Robert Mugabe: De héros à zéro

(Isabelle Hachey La Presse)
Robert Mugabe joue son avenir politique aux élections présidentielles qui ont lieu aujourd'hui et demain au Zimbabwe. Après 22 ans à la tête du pays, l'homme de 78 ans tente de s'accrocher au pouvoir désespérément. Parcours d'un héros révolutionnaire en déclin.
Ils étaient au pouvoir depuis si longtemps qu'ils ne pouvaient pas imaginer la défaite. Ils avaient tout de même pris soin, juste au cas, d'élaborer de savantes tactiques d'intimidation contre leurs rivaux: fouilles dans les chambres d'hôtel et les bureaux de campagne, confiscations d'affiches et de dépliants, arrestations de militants et de candidats. Le leader de l'opposition, Robert Mugabe, avait même échappé à deux tentatives de meurtre.
Le Zimbabwe, un pays à la dérive
C'était en 1980, en Rhodésie. Vingt-deux ans plus tard, dans un pays devenu indépendant et rebaptisé Zimbabwe, le scénario se répète, avec les mêmes intrigues, parfois tragiques. Sauf que les acteurs ont changé de rôle. Ce n'est plus un régime blanc et raciste, mais Robert Mugabe lui-même qui tente de s'accrocher au pouvoir à n'importe quel prix. Même celui de conduire à la dérive le pays pour la libération duquel il s'est si longtemps battu.
Comme en 1980, l'avenir du Zimbabwe se joue dans les élections qui se déroulent en fin de semaine, au terme d'une campagne ternie par la violence, le harcèlement et les meurtres politiques. La lutte est serrée et l'enjeu, immense. Si M. Mugabe est réélu, le pays continuera à s'enfoncer dans une grave crise politique et économique. Mais si c'est le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, qui l'emporte, le Zimbabwe pourrait entrer dans une nouvelle ère. Ou sombrer dans le chaos. Tout dépendra de la réaction du président.
Une réaction qui pourrait être mauvaise. Avec ses tendances de plus en plus despotiques, Robert Mugabe, qui a tenu les rênes du pouvoir sans interruption depuis l'indépendance du pays, est sur le point -si ce n'est déjà fait- d'entrer au club des parias internationaux. On lui reproche d'avoir formé sa propre milice, qui utilise la torture et les menaces comme stratégie électorale. D'avoir fait adopter des lois controversées pour bâillonner les médias et paralyser son rival. D'être de plus en plus isolé, désespéré et malade. Bref, d'être en proie à un délire paranoïaque et de mener son pays tout droit au désastre.
Il n'en a pas toujours été ainsi. Robert Mugabe, qui domine le paysage politique africain depuis 40 ans, fut à une autre époque un héros révolutionnaire célébré dans le monde libéral. C'est lui qui a dirigé la guérilla contre le régime rhodésien de Ian Smith, dans les années 1970. Lui encore qui a remporté les premières élections libres et multiraciales, en mars 1980. Un mois plus tard, le 18 avril, une émeute avait éclaté à Harare: il n'y avait pas assez de place, au stade, pour écouter Bob Marley chanter Zimbabwe, que le roi du reggae venait d'écrire pour célébrer l'indépendance...
C'était une époque bénie, où les idéalistes revenaient en masse pour construire un nouveau pays, plein de promesses. Au lendemain de sa victoire, M. Mugabe avait rassuré les Blancs en prêchant la réconciliation raciale. Plusieurs d'entre eux ont jeté au panier les billets d'avion qu'ils s'étaient procurés pour fuir le pays en cas de victoire de celui qu'ils avaient considéré, jusque-là, comme un «Satan noir». Le rebelle marxiste s'était transformé en homme d'État pragmatique.
Contrairement à plusieurs leaders africains, «Camarade Bob» est un intellectuel, pas un militaire. Né en 1924 dans le village de Kutuma, à une centaine de kilomètres au nord d'Harare, il a reçu son éducation primaire dans une école locale dirigée par des jésuites québécois. Il a ensuite étudié à l'Université de Fort Hare, en Afrique du Sud. Exclusivement réservée aux Noirs, l'université a formé une génération de leaders africains, dont Nelson Mandela et Oliver Tambo, élevés sous le racisme, mais entraînés à le surmonter.
En 1964, un discours sur les «cow-boys» du régime rhodésien -M. Mugabe s'était moqué de leur attitude «sauvage» et de leur penchant pour les larges chapeaux-lui valut dix ans de prison. Il croupissait toujours en cellule quand son fils unique est mort de la malaria. Ce fut son plus grand malheur, d'autant plus que ses demandes pour assister aux dernières heures et aux funérailles de l'enfant furent rejetées du revers de la main par le gouvernement qu'il allait faire tomber, des années plus tard.
À la tête d'un pays prospère, l'ancien professeur a étendu l'éducation à toutes les couches de la société. À 85%, le taux d'alphabétisation demeure le plus élevé du continent africain. Par rapport à leurs voisins, les Zimbabwéens étaient (relativement) riches et éduqués. Le pays était porteur des plus grands espoirs. Un véritable success story. «Robert Mugabe et son parti, le Zanu-PF, ont fait du Zimbabwe un exemple pour nous», avait déclaré Nelson Mandela peu après sa libération.
Est-ce bien le même homme que l'archevêque et Prix Nobel de la paix, Desmond Tutu, considère désormais comme une «caricature» de l'archétype du dictateur africain? Que s'est-il donc passé pour que le héros de la liberté adopte subitement les traits d'un despote violent, autoritaire et corrompu?
Il y a d'abord eu la mort de sa première femme, Sally, en 1992. M. Mugabe l'avait rencontrée à l'université. Intelligente et dévouée à la cause, la Ghanéenne était sa partenaire politique et intellectuelle. Le président s'est remarié avec sa secrétaire, Grace, deux fois plus jeune que lui et plus connue pour ses goûts luxueux et ses achats extravagants que pour son socialisme.
Mais surtout, l'échec du référendum sur la constitution de février 2000 fut peut-être le point tournant qui a retardé la retraite de M. Mugabe de plusieurs années. La nouvelle constitution proposée aux Zimbabwéens devait être son cadeau de départ. Ils l'ont rejetée, et le président, qui ne voulait pas qu'on se souvienne de lui comme d'un perdant, s'est alors tourné vers l'épineuse question de la réforme agraire.
Une dernière bataille
C'est, dit-il, sa dernière bataille contre le colonialisme. Et il ne partira pas sans avoir terminé sa révolution. Le problème est bien réel: 22 ans après la déclaration d'indépendance, une infime minorité de propriétaires Blancs détient encore 70% des meilleures terres du pays. Les Blancs ne sont que 4500 à se partager les champs fertiles, alors que des millions de Noirs s'entassent sur des bouts de terres arides -un héritage direct de l'époque coloniale, au cours de laquelle les Noirs ont été chassés de leurs terres ancestrales par les Britanniques, nouveaux maîtres des lieux.
Depuis deux décennies, la réforme agraire avance à pas de tortue. Les milliards promis par les donateurs internationaux sont restés, en majeure partie, des promesses. Peu avant les élections législatives de juin 2000, le président Mugabe a décidé de confisquer les terres sans indemniser les fermiers Blancs -et de lâcher ses redoutables «vétérans de guerre» pour squatter les champs des agriculteurs.
Sa popularité en chute libre, M. Mugabe exploite l'enjeu des terres pour se refaire une santé politique, disent ses critiques. «Pourquoi se précipite-t-il tout à coup? Qu'a-t-il fait pour régler le problème depuis 20 ans?» demande Masipula Sithole, professeur de science politique à l'Université du Zimbabwe. Réponse: à peu près rien, si ce n'est de redistribuer à des amis du régime les quelques terres saisies...
«M. Mugabe a utilisé la question des terres pour détruire l'opposition», soutient pour sa part Brian Raftopolous, un autre analyste politique zimbabwéen. En effet, les soi-disant vétérans -souvent trop jeunes pour avoir pris part à la guérilla des années 1970- ont surtout terrorisé et battu les employés Noirs des agriculteurs, et ont récemment tourné leur attention sur les travailleurs d'usines et les commerçants soupçonnés d'appuyer le parti d'opposition.
Robert Mugabe aurait donc bien mal vieilli. Mais peut-être, au fond, est-il toujours resté le même. C'est le monde qui a changé. Le régime de Ian Smith était violent, et la résistance était, elle aussi, violente. Il n'a fait que poursuivre la tradition. Et il y a eu des signes avant-coureurs, que la presse occidentale a pratiquement ignorés, sans doute parce que les victimes n'étaient pas Blanches. Comme le massacre de 20000 membres de l'ethnie minoritaire N'debele, dans les années 1980, par sa redoutable cinquième brigade entraînée en Corée du Nord.
«L'homme qui fut l'un des plus respectables révolutionnaires de l'Afrique se trouve maintenant du mauvais côté de la révolution populaire, écrit le quotidien sud-africain Mail and Guardian. L'horloge fait tic-tac. Quelle tristesse qu'il ne puisse pas l'entendre.»
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!
 
Thread Tools Search this Thread
Search this Thread:
Advanced Search
Display Modes
Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

vB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is On
Trackbacks are On
Pingbacks are On
Refbacks are On

Points Per Thread View: 2.00
Points Per Thread: 15.00
Points Per Reply: 5.00
Similar Threads
Thread Thread Starter Forum Replies Last Post
Nos musiciens, nos héros Mr MDE11 La Crise et nos Artistes 2 04-15-05 04:09 PM
Pnh !fadh !effacez Nos Zeros !honorez Nos Heros !pardonnez Nos Heros Criminels ! KAKAKOK Le Football 2 08-31-04 10:14 AM
Haiti 2004 Prediction !quand Nos Zeros Reveillent Nos Heros ! KAKAKOK Ce Qui se Passe en Haiti 1 04-17-03 06:59 AM
Charlemagne Peralte Un Heros !conze & Jb Aristide 2 Traites ! KAKAKOK Ce Qui se Passe en Haiti 2 11-02-02 01:47 PM
Robert Mugabe: De héros à zéro haitiwebs Top News 0 03-09-02 10:00 PM
copyrights © 1999 - haitiwebs.com, a Virtual Haitian Community. All rights reserved.
The time now is 04:30 PM.

SEO by vBSEO 3.0.0 ©2007, Crawlability, Inc.