Port-au-Prince, 30 juillet 2002 -(AHP)- Le "Miami Herald" considère comme un "rayon d'espoir" la décision du Président Aristide d'avaliser le projet d'accord de l'Organisation des États Américains (OEA) en vue de la résolution de la crise découlant des législatives controversées du 21 mai 2000.
Dans son éditorial du dimanche 28 juillet, le "Miami Herald" indique que le Président Jean Bertrand Aritide a promis d'organiser de nouvelles élections législatives au printemps prochain, de conclure l'enquête sur les événements liés à l'attaque du 17 décembre contre le palais national, de réparer les victimes de ces événements et de respecter les mesures
destinées à créer au climat de confiance.
Faisant savoir que cet accord constitue un dernier effort destiné à juguler la crise, le "Miami Herald" estime qu'il reste la conclusion du projet d'accord de l'OEA avec la convergence démocratique, une coalition de partis politiques de l'opposition qui ne jouit que d'un faible support populaire en Haïti, selon l'éditorial.
Selon l'article, après 26 mois de négociations, la Convergence a fait clairement comprendre qu'elle n'est intéressée à aucune autre forme d'arrangement que le départ du Président constitutionnel. Mais, souligne -t-il, l'OEA a accepté le nouvel engagement du Président Aristide comme un testament contraignant de son intention.
Le document rappelle encore que le gouvernement des États-Unis qui avait exercé des pressions ayant entraîné le gel de plusieurs centaines de millions de dollars d'aide internationale à Haïti, devrait faire de même en raison de la détérioration de l'économie et des institutions politiques du pays.
Dans cet éditorial, le Miami Herald indique qu'en raison de la corruption et de la mauvaise gestion, le gouvernement est incapable d'offrir les services de base en matière de sécurité, de soins de santé, d'éducation et de nourriture en quantité suffisante à sa population estimée jusqu'ici à 8 millions d'habitants.
Sans l'assistance internationale, Haïti semble vouée à l'effondrement, en raison de sa propre inaptitude, selon le Miami Herald, ajoutant qu'à date, l'administration Bush a gelé les fonds et observe à distance.
Soulignant qu'il existe des signes encourageants qui font croire que l'administration Bush peut être en train de réviser tranquillement sa stratégie, le Miami Herald rapporte qu'une équipe de la Banque Inter-américaine de Développement (BID), gérant les fonds de développement et d'assistance humanitaire, devrait arriver lundi en Haïti pour une visite d'inspection.
Le succès de cette visite joint aux nouveaux engagements du Président Aristide, pourrait constituer la base du renouvellement souhaité de l'aide des États-Unis et de celle de la communauté internationale à Haïti.