Bébé clone: Michael Guillen évoque une possible 'supercherie' des raéliens
--------------------------------------------------------------------------------
Le journaliste américain Michael Guillen, qui devait superviser les tests d'ADN sur le supposé bébé clone de la secte des raéliens, a annoncé lundi qu'il suspendait le processus de vérification, en évoquant une possible "supercherie élaborée" des raéliens.
"J'ai suspendu ce matin le processus de vérification indépendante destiné à vérifier si oui ou non un bébé clone était né. L'équipe de scientifiques n'a pas eu accès à la famille supposée et, par conséquent, ne peut vérifier d'elle-même la revendication qu'un bébé clone est né", affirme Michael Guillen dans une déclaration rendue publique lundi.
"En d'autres termes, il est toujours entièrement possible que l'annonce de Clonaid fasse partie d'une supercherie élaborée destinée à apporter une publicité au mouvement raélien", poursuit-il.
Il se dit prêt à reprendre le processus de vérification au cas où l'accès lui serait donné.
Interrogée sur cette annonce, la porte-parole de Clonaid, Nadine Gary, a avoué sa surprise. "Je ne suis pas au courant", a-t-elle dit.
Selon elle, Brigitte Boisselier, présidente de Clonaid, attendait en fin d'après-midi une réponse des supposés parents pour savoir s'ils acceptaient ou non que des tests d'ADN soient réalisés.
"La réponse finale des parents ne viendra pas avant quatre ou cinq heures" (heure de la côte est des Etats-Unis, 21H00 ou 22HOO GMT) a-t-elle indiqué.
La société de clonage humain Clonaid, dont les bureaux se trouvent à Las Vegas (Nevada), a été fondée par les raéliens, une secte installée au Canada et qui professe que des extraterrestres ont créé l'espèce humaine par clonage il y a 25.000 ans.
Le 26 décembre, Mme Boisselier avait annoncé la naissance le même jour de ce qu'elle prétendait être le premier clone humain, une petite fille surnommée "Eve" et conçue, selon elle, par la technique du clonage.
Cette annonce faite sans que soit fournie la moindre preuve scientifique avait soulevé le scepticisme général de la communauté scientifique.
Samedi, elle avait annoncé, toujours sans la moindre preuve, la naissance d'un deuxième bébé clone dans un pays d'Europe du nord, une fille également née d'un couple de lesbiennes néerlandaises.
source: AFP