Coopération Québec-Haiti - Les premiers ministres confirment leur volonté de travailler à la réforme de l'administration publique haitienne
BUCAREST, le 29 sept. /CNW Telbec/ - Le premier ministre du Québec,
Jean Charest, et le premier ministre de la République d'Haiti, Jacques-Edouard
Alexis, ont confirmé aujourd'hui leur volonté commune de lancer dès maintenant
les bases d'une coopération portant sur la réforme du fonctionnement de
l'administration publique haitienne, dans le cadre du programme canadien de
coopération en Haiti.
«Les Etats prospères sont ceux qui peuvent notamment compter sur une
administration publique forte, professionnelle et indépendante. En cette
matière mon gouvernement tend aujourd'hui la main à nos frères et soeurs
haitiens afin de faire sa part dans la reconstruction de leur appareil
public», a souligné monsieur Charest. «L'objectif de mon gouvernement est de
rétablir l'autorité de l'Etat, de le moderniser et de créer de la richesse
pour les hommes et les femmes de mon pays», affirmait pour sa part
monsieur Alexis dans son allocution à la cérémonie d'ouverture du XIe Sommet
de la Francophonie.
Suite à la visite du premier ministre Charest en Haiti, en juin 2005, et
à l'élection du gouvernement de René Préval en février 2006, les initiatives
et les contacts ont été multipliés entre les deux gouvernements afin
d'identifier les besoins particuliers dans la reconstruction de la fonction
publique haitienne. A la demande du premier ministre Charest, une délégation
d'administrateurs et de personnalités québécoises de haut niveau, financée par
l'Agence canadienne de développement international (ACDI), s'est rendue sur
place du 28 août au 8 septembre 2006 afin d'établir un portrait précis de la
situation.
Cette délégation, dirigée par Yves Poulin, directeur de la coopération
internationale à l'ENAP, était composée de Guy Colombe, ex-secrétaire général
du gouvernement du Québec, de Pauline Marois, ex-ministre, de Guy Morneau,
ex-sous-ministre et de Ronald Poupart, secrétaire-général associé. Le député
de Marguerite-D'Youville, Pierre Moreau, a rejoint le groupe afin de partager
les principales recommandations issues de ces rencontres et en rendre compte
au premier ministre Charest.
Suites aux besoins exprimés par la partie haitienne, la délégation
québécoise a identifié qu'elle pourrait soutenir le gouvernement en
participant et en apportant une assistance technique :
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- Au renforcement des mécanismes de coordination de l'action
gouvernementale ;
- à la création du forum des directeurs généraux ;
- à la mise sur pied de comités interministériels et de cellules
destinées à les supporter ;
- à la création de l'Office de management des ressources humaines.
>>
Le groupe a conclu également que le gouvernement du Québec pourrait
jouer, à travers son Ecole nationale d'administration publique (ENAP), un rôle
d'appui important dans la création de l'Ecole nationale d'administration et de
politiques publiques d'Haiti (ENAPP), notamment en matière d'élaboration de
programmes, de développement de cours et de perfectionnement.
Dans une lettre adressée récemment au premier ministre du Québec,
monsieur Alexis confirmait sa volonté d'aller de l'avant avec ce projet :
«moi-même, personnellement, et mon gouvernement fondons un grand espoir sur
tout ce que ce projet en particulier et notre coopération avec le Québec en
général pourront apporter de positif à notre pays, à cette croisée des chemins
où il se trouve aujourd'hui».
Le Québec, où vit l'une des diasporas haitiennes les plus importantes,
est déjà présent et actif en Haiti à travers différents projets d'aide
humanitaire. Il participe également à la mission des Nations unies pour la
stabilité d'Haiti par la présence de nombreux policiers issus de la Sûreté du
Québec et des différents corps municipaux.