 Pornographie, en veux-tu en voilà ! |    Article Tools | | | | | |
Published by TiCam- 10-03-06
Pornographie, en veux-tu en voilà ! La pornographie envahit la capitale. Chaque coin de rue à son étalagiste. Magazines, cassettes, DVD sont exhibés à ciel ouvert et vendus comme des petits pains. Sans aucun contrôle. A un coin de rue de la capitale, un étalagiste vend des DVD piratés. La piraterie étant en Haïti un sport national, la scène est anodine. Cependant, entre des réalisations cinématographiques comme « I love you Anne », « Pluie d'Espoir », « Barricades » ..., des DVD pornos sont exhibés à ciel ouvert. L'étalagiste, un homme dans la trentaine, barbu, trapu, explique à un client happé par une pochette, « que c'est le deuxième épisode de Pascale ». Sur la pochette présentant les photos de jeunes femmes haïtiennes dont certaines dans leurs ébats homosexuels, on pouvait lire « Show Porno Des Filles Haïtiennes - Rue de la Réunion - Haitian Movie.» Aguichant à souhait, l'homme se vante aussi d'avoir un DVD de « Pornos Enfant » tout en mettant le paquet afin de vendre « Pascale ». Le DVD coûte 150 gourdes haïtiens. Voir Pascale... Ce film met en vedette une jeune femme appelée Pascale. Une lesbienne -griffonne- au physique avantageux. Les deux premiers track du film la présente d'ailleurs dans ses frasques sexuelles -privées - avec d'autres amies. Cette jeune femme a été également vue, dans un club lors du programme Reggae Night. Dans ce club «branché » de Pétion-Ville, certaines séquences du film ont été tournées, le 25 septembre 2005 et montées par un producteur du nom de Yoj. Dans d'autres scènes, on voit Pascale, bière à la main, enseignant à une autre jeune fille comment défiler en tant que mannequin. Cette jeune qu'elle semble initier, mesurant plus d'un mètre soixante, fait signe au cameraman de ne pas montrer son visage. L'ambiance étant joviale et amicale, la jeune femme se laisse aller jusqu'à poser des gestes suggestifs dignes d'une stripteaseuse tandis qu'un homme assistant au show prépare un « jwen » de marijuana. Les autres track du film sont des séquences d'un clip érotique du Rappeur Américain "50 Cent" et des images de Jamaïcaines et d'afro-américaines portant des tenues on ne peut plus moulantes et décontractées. Sur les traces de Pascale... Pascale a habité une maison attenante à la faculté des sciences, selon ce que nous avons appris. Selon des sources concordantes, la commercialisation de ce film privé a provoqué bien des remous. Le cameraman et le producteur Yoj auraient été traînés en justice par Pascale pour abus de confiance et atteinte à la vie privée. Jusqu'ici, le mystère le plus entier demeure sur la mise en circulation et la commercialisation de ce film, copié à des centaines d'exemplaires. Pascale aurait délogé et les autres filles du film ne sont pas possibles à joindre. Pornographie, régulation Pour des adultes vaccinés, avertis et par conséquent capables de faire la part des choses face à la pornographie qui charrie tant de mythes et tant de démesures, il n'y a, à priori, aucun danger. Cependant, quand ces matériaux audio-visuels, magazines, cassettes et DVD sont à la portéé des enfants, comme c'est le cas un peu partout au niveau de la zone métropolitaine, il y a des probabilités de déviance et d'altération de la sexualité. Un sujet encore tabou en Haïti. Aujourd'hui, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Etat semble ne pas avoir assez de moyens pour intervenir dans ce milieu afin de limiter tout au moins son impact sur les jeunes enfants. L'idéal, serait, selon un travailleur social requerrant l'anonymat, de réactualiser le cadre légal régissant la matière et de doter l'Institut du Bien-être Social et de Recherches (IBERS) de moyens de sa politique puisqu'il parait inefficace aujourd'hui dans le milieu. A ce niveau, en effet, la loi organique du ministère des Affaires sociales datée du 28 mars 1967, revue et publiée dans Le Moniteur du jeudi 24 novembre 1983 au chapitre traitant de l'Institut du Bien-être social et de Recherches, l'article 114 prévoit l'existence d'une direction de la défense sociale. Une entité qui, entre autres, a pour mission, d'assurer conjointement avec les services intéressés le contrôle des publications, des spectacles pornographiques ou télévisés de nature à corrompre les moeurs. Face à la pollution du paysage audiovisuel haïtien, face à l'acculturation, et à la pornographie, ceux qui luttent contre les « corrupteurs de conscience » semblent se battre à armes inégales. Cependant, loin de tout dogmatisme, de discours moraliste ou philosophique sur les orientations sexuelles, il est urgent que la société débatte sur ce qui est acceptable ou non pour nos enfants. L'homosexualité de Pascale autant qu'elle ne déborde pas le champ de sa vie privée, ne concerne que sa personne. Et quand son mode de vie, ses préférences sexuelles sont projetés à l'écran et regards par un public non avisé, il y a lieu de s'inquiéter et de débattre de la question. Source: Le Nouvelliste Roberson Alphonse |   | | |  | | | La pornographie c'est partout dans les rues, les jeunes filles refuse de se couvrir le corps, presque tous les videos de musique se ressembles des tas de jeunes filles a moitie nu entrain de danser.La pornographie ca se vend donc pour faire de l'argent c'est qu'on vend. | | |
By
Inouie
on
10-03-06, 02:41 PM
| | Mais le gouvernement et la societe ne peuvent pas rester indifferent. Il faut qu'ils agissent! | | | | | | Peut-être temps pour la communauté Religieuse d'Haïti pour parler de ce problème et au gouvernement faire quelque chose de ça. | | | | Article Tools | Search this Article | | | | | Display Modes | Linear Mode | Posting Rules | You may not post new articles You may not post comments You may not post attachments You may not edit your posts HTML code is Off Points Per Thread View: 2.00 Points Per Thread: 35.00 Points Per Reply: 20.00 | | | |