Après Farah Natacha Dessources, Haïti a un nouveau martyr sur les bras : Carl Rubens Francillon, 6 ans
Kidnappé à Port-au-Prince, le jeune écolier a été retrouvé étranglé au Cap-Haïtien malgré le versement d?une rançon aux terroristes ; cinq arrestations effectuées par la police suite à ce crime inqualifiable.
Plus rien ne semble pouvoir stopper le délire carnassier des kidnappeurs en Haïti. Alors que samedi l?onde de choc de l?odieux assassinat de Farah Natacha Kerby Dessources se répercutait dans tous les esprits à l?occasion de ses funérailles, presqu?au même moment la Police Nationale découvrait au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) le corps d?un deuxième otage encore plus jeune et innocent, Carl Rubens Francillon, 6 ans.
Selon des informations exclusives obtenues par Radio Kiskeya d?une source policière, la dépouille en putréfaction du garçonnet, élève du Collège St Jean l?Evangéliste à Port-au-Prince, a été retrouvée dans une zone dénommée Morne TELECO où est situé le site des relais de télécommunication.
Le petit Carl Rubens avait été enlevé par des terroristes le 8 novembre dernier devant son école dans le quartier de Turgeau (centre-est de la capitale). Il a été cruellement tué par strangulation malgré que sa famille ait versé aux ravisseurs une rançon de US $ 2.000 et de 15.000 dollars haïtiens (environ US $ 1.400) trois jours après l?enlèvement, soit le 11 novembre.
Inquiet et démoralisé depuis le début du drame, le père de Carl Rubens, Carlo Francillon a été foudroyé dimanche lorsque la police l?a informé de l?injuste sort qui a été réservé à son jeune fils.
Après le constat légal, le cadavre a été acheminé à la morgue publique du Cap-Haïtien avant d?être ramené à Port-au-Prince.
La même source précise qu?au moins cinq suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, parmi eux le chauffeur de M. Francillon. Il assurait quotidiennement le transport de l?enfant de la maison à l?école.
Des dizaines de cas de kidnapping, toujours assortis de menaces d?exécution, ont été enregistrés au cours des deux dernières semaines dans différents secteurs de la capitale haïtienne. Paradoxalement, devant la détresse grandissante de la population, la souffrance indicible des familles éplorées et l?effondrement financier et psychologique des victimes relâchées, le gouvernement Préval/Alexis s?est employé à minimiser et à relativiser l?ampleur de l?insécurité.

Pourtant, les professionnels de la mort, regroupés au sein de gangs armés politiquement puissants, sèment le deuil partout et installent leur théâtre de l?horreur dans le quotidien des haïtiens, n?hésitant pas à trucider, dépecer, violer, fusiller, étrangler et rançonner leurs victimes expiatoires. De Jacques Roche à Carl Rubens Francillon en passant par Farah Natacha Kerby Dessources et bien d?autres dont l?identité reste anonyme et les gémissements sans résonance dans la société, trop nombreux sont déjà les citoyens et citoyennes, de toutes les couches sociales, emportés par les méthodes exterminatrices et l?instinct de tueur de ceux qui ne rêvent que de l?anéantissement collectif.
Source: Radio Kiskeya