La fête de l'indépendance d'Haïti célébrée à Lyon (France)
Posté le 7 janvier 2007
Un groupe d'Haïtiens de la communauté haïtienne de Lyon (France) a organisé en fin d'année une soirée de gala en prélude à la fête de l'indépendance d'Haïti célébrée le 1er janvier.
A l'initiative d'un groupe d'Haïtiens établis à Lyon, environ 75 jeunes majoritairement haïtiens se sont réunis au Chalet de Trion pour une soirée à l'occasion de la fête de l'indépendance d'Haïti.
Des Africains, des Antillais et des Français se sont joints aux Haïtiens venus de plusieurs villes françaises, Paris, Nice, Grenoble, Strasbourg?, a confié Néselie B. Normil.
Ce fut l'occasion pour ces jeunes, la plupart universitaires, de partager l'histoire et la culture haïtienne avec leurs amis de différentes nationalités à travers, sa musique, ses danses et sa cuisine, a rappelé Mme Normil qui a coorganisé cette rencontre principalement avec Marie Dominique Denizé et Betty Brutus.
La soirée a vite une allure de méditation lorsque la situation socioéconomique et politique actuelle d'Haïti et le sort des braceros haïtiens en République dominicaine ont été évoqués.
« Betty n'a pu retenir ses larmes en interprétant la chanson Kouzen, une complainte reprise par Emeline Michel qui résume bien la situation d'Haïti », a rapporté Sandra Mervil qui chantait en duo avec elle.
« Beaucoup d'entre nous n'avaient pas parlé créole depuis un certain temps, et le seul fait qu'on pouvait parler créole ensemble nous faisait un bien fou » explique Betty Brutus, une des organisatrices. Ce qu'elle retient de cette expérience « c'est qu'on a pu faire du bien à des gens et qu'on a pu faire sortir certaine personne de leur nostalgie. »
Cette fête était aussi l'occasion « de faire connaissance avec les nouveaux arrivés depuis septembre, a soutenu Betty Brutus. Nous ne sommes pas très nombreux comparativement aux communautés africaines voire maghrébines. Nous sommes environ une centaine d'étudiants à Lyon et on se connait presque tous parce que n'étant pas nombreux, mêmes les agents d'accueil de résidences universitaires nous mettent en contact. »
Organisé pour la quatrième fois consécutive, « l'idée première c'était de manger notre soupe au giraumont ensemble ; après plein d'amis Français, qui ont vécu en Haïti, ont voulu se joindre à nous et ça devient aujourd'hui une fête organisée par les Haïtiens pour les Haïtiens et les amis d'Haïti, » a conclu Betty Brutus.
Source: HaitiPressNetwork.com