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Haïti-déportés : le Canada s'apprête à rapatrier une dizaine d'Haïtiens
Haïti-déportés : le Canada s'apprête à rapatrier une dizaine d'Haïtiens
Posté le 14 janvier 2007
Une dizaine de criminels dangereux sont en passe d?être rapatriés en Haïti par Ottawa. Deux d?entre eux sont particulièrement redoutables : «Ti-Pon» qui assurait le transit par Haïti de la cocaïne vers Montréal et «Blazé» un meurtrier professionnel.
Jean Numa Goudou
Aux petites heures du matin du 30 décembre 2006, Jean-Yves Brutus dit «Blazé» prend à partie un homme vêtu d?un tricot rouge. La scène se déroule dans un restaurant Mc-Donalds dans le quartier Saint-Michel à Montréal où seul le port du bleu est toléré et utilisé par Crack Down Posse (CDP), un gang qui contrôle le secteur
Selon la surveillance vidéo évoquée par la police, «Blazé», 25 ans, commence à invectiver l?intrus en créole. Mais le résidant d?Ottawa de passage à Québec rétorque en anglais avant de tourner le dos et Brutus en profite pour lui loger une balle. Atteint au dos, la victime se ramasse à l?hôpital avec une blessure grave mais on ne craint pas pour sa vie.
Une semaine plus tard, Jean-Yves Brutus est épinglé par la police chez sa petite amie où il s?était niché, à l?est de la ville. Il est accusé de tentative de meurtre et ce n?est pas la toute première fois. Le 4 août 2003, le récidiviste a échappé à une déportation vers Haïti pour activités criminelles, grâce à l?intervention du ministre de l?immigration de l?époque. Le responsable politique invoquait pour le criminel dangereux le risque qu?il soit torturé, battu ou même tué, une fois à Port-au-Prince. Denis Coderre cassait ainsi l?avis de rapatriement du commissaire à l?immigration Pierre Turmel.
Ces nouvelles accusations criminelles contre Brutus provoquent un tollé au Québec mais, Stéphane Malépart, actuel porte-parole de « Immigration Canada » souligne que cette décision était dans l?ordre des procédures normales. Dans le cadre de l?examen de risque avant renvoi (ERAR), les autorités font souvent un «balancing, sorte d?analyse des risques pour les Canadiens que cette personne demeure au pays versus le danger de la renvoyer dans son pays d?origine», explique M.Malépart.
La justice canadienne abandonne les charges contre l?ex-député lavalas Jean Candio
La justice canadienne abandonne les charges contre l?ex-député lavalas Jean Candio
Voie ouverte pour l?asile à Candio au Canada, selon son avocat
dimanche 14 janvier 2007,
Radio Kiskeya
La justice canadienne a abandonné les charges contre l?ex-député contesté Jean Candio comme membre d?un groupe terroriste, selon l?avocat de l?ex-représentant de St-Louis du Sud/Cavaillon (Sud) au parlement haïtien, M Paul Copeland.
L?agence canadienne « Globe and Mail » qui rapporte l?information dans une dépêche datée du jeudi 11 janvier 2007, se fait l?écho du v?u formé par l?avocat de Candio de voir son client réussir dans ses démarches en vue de bénéficier de l?asile politique au Canada.
Jean Candio avait été incarcéré pendant 15 jours à Windsor (Ontario), sur la base d?un rapport d?une organisation de défense des droits humains relatif à sa participation dans le raid d?un commando armé, en novembre 2000, contre l?église paroissiale de Pliché, une localité située dans le sud d?Haïti.
Les défenseurs de Candio, cités par « Globe and Mail », prétendent que le casier judiciaire de l?ex-parlementaire lavalas est vierge et que, de plus, des documents attestent que Candio ne se trouvait pas à Pliché au moment de l?incident relaté dans le rapport.
Dans le cadre de l?analyse de sa demande d?asile, les Services d?immigration canadiens avaient fouillé son passé politique, s?intéressant particulièrement aux exactions dont il s?était rendu coupable du temps où il régnait en maître dans sa circonscription. Des rapports d?organismes haïtiens et étrangers de défense des droits humains, dont un d?Amnesty International daté de 2001, ont été alors consultés.
Un rapport conjoint de la Plate-Forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits de l?Homme et de la Coalition Nationale des Réfugiés Haïtiens (NCHR, devenu entre temps Réseau National de Défense des Droits Humains, RNDDH) relate en détail l?incident du 25 novembre 2000 dans la localité de Pliché (Sud), la veille de la présidentielle du 26 novembre qui devait porter Jean Bertrand Aristide pour la seconde fois au pouvoir.
Selon les témoignages recueillis alors par les deux organismes, un commando de civils lourdement armés a fait irruption ce jour-là dans la cour de l?église de Pliché. « Parmi les individus armés se trouvaient Jean Candio, député de St-Louis du Sud/Cavaillon ; Martel René, Maire principal de Cavaillon ; Bailly Vincent, deuxième membre ; Reynold Candio, employé de la Téléco de Bonne-Fin, Sanon Toussaint, délégué du Bureau Electoral Communal (BEC) de Cavaillon ».
Les témoins ont également signalé aux deux organismes de défense des droits humains la présence sur les lieux de huit autres individus portant mitraillettes "UZI", fusils 12 et révolvers de calibre 38. Dans la communauté, ces individus se faisaient appeler "chimères Lavalas", souligne le rapport. Une fois dans la cour de l?église, l?un d?entre eux a brandi son "UZI", intimant l?ordre de fermer l?église et pointant son arme sur un groupe de paroissiens qui prenaient part à une réunion sur le tourisme à l?intérieur de l?église. Il leur a été par la suite demandé de sortir de l?église les mains sur la tête, ce à quoi le curé, présent, s?est violemment opposé. Ils ont été alors bousculés et contraints de s?allonger au sol, sous la menace des armes.
Selon les témoignages recueillis par les deux organismes de défense des droits humains, l?objectif de l?opération était de contraindre l?église à fermer ses portes, conformément à un arrêté communal interdisant les manifestations et les rassemblements publics, 48 heures avant le scrutin. Le curé semblait ne pas vouloir respecter une telle interdiction vu qu?il avait pris, au su et au vu de tout le monde, toutes les dispositions en vue de la célébration de la fête patronale de Pliché le jour même des élections. Les autorités lavalas de Pliché reprochaient aussi au prêtre d?avoir fait circuler des tracts contre Aristide et d?avoir instruit les animateurs de la Radio Communautaire qu?il dirigeait, ("Voix des Paysans du Sud",VPS) de toujours qualifier de « contestés » les magistrats, députés et sénateurs issus des élections controversées de mai 2000.
Un Réfugié Sri-Lankais est contraint de se cacher dans une église
Déportation: un Réfugié Sri-Lankais est contraint de se cacher dans une église pour éviter l'ordre de déportation d'Immigration Canada.
Le Journal de Montréal
Alors que le Canada refuse d'expulser un gangster haïtien dans son pays d'origine, un réfugié sri-lankais dont l'épouse est sur le point d'accoucher est contraint de se cacher dans une église pour éviter l'ordre de déportation d'Immigration Canada.
Depuis le 18 janvier 2000, lors de son arrivée au Canada, Sivaruban «Ruben» Ratnam tente d'obtenir le statut de réfugié ; statut que le gouvernement refuse de lui accorder sous prétexte que le Sri Lanka n'est pas un pays en guerre.
::encart:: En novembre dernier, il a reçu un ordre de déportation avec comme date de départ le 9 janvier 2007, deux semaines avant la date prévue pour l'accouchement de sa femme Marjolaine.
«Nous sommes allés au bureau de l'Immigration le matin du 9 pour demander un délai de quelques semaines, raconte Marjolaine Lauzon. Nous avons aussi fait une demande de parrainage et je n'ai pas encore reçu la réponse. Nous voulions avoir le verdict avant que Ruben parte. Ils ont refusé.»
À l'église
Depuis le 10 janvier, Sivaruban Ratnam se cache donc dans une église de Montréal. «Nous avons un devoir moral d'aider Ruben. C'est trop dangereux au Sri Lanka pour l'y envoyer, explique le pasteur. Sa vie serait en danger. En plus, sa femme a besoin de lui, elle peut accoucher à tout moment.»
Le jeune Sri-Lankais ne veut pas désobéir à la loi, mais il ne peut se résoudre à quitter son épouse à un moment aussi important. «Je prie, je pleure et je m'inquiète pour Marjolaine, raconte Sivaruban Ratnam. Je veux seulement être auprès d'elle quand elle va avoir le bébé.»
Malgré tout, Ruben ne pourra pas accompagner sa femme lors de l'accouchement. «Il ne peut pas sortir de l'église car il risquerait de se faire attraper par l'Immigration», explique à regret Marjolaine Lauzon.
Incompréhension
Sivaruban Ratnam et ses proches ne comprennent pas pourquoi Immigration Canada refuse de lui accorder un délai. «Ça fait sept ans que Ruben est au Canada. Il travaille, il respecte la loi, on pourrait lui donner quelques semaines de plus», dit Stéphanie Lauzon, la soeur de Marjolaine.
Le Sri Lanka n'est pas en guerre
Si le Canada ne considère pas le Sri Lanka comme un pays en guerre, la situation est toutefois difficile pour les citoyens de ce pays, aux prises avec un conflit interne depuis des années.
Depuis le début de l'année 2005, les accrochages militaires entre le gouvernement et les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul, sur la liste des groupes terroristes de l'Union Européenne, ne cessent d'augmenter.
Attaques
Des attentats-suicides et des attaques violentes sont rapportés un peu partout dans le pays.
On dénote aussi une augmentation du nombre de morts et de blessés parmi les civils.
Entre le 1er novembre 2005 et le 30 septembre 2006, quelque 513 cas d'enlèvements d'enfants ont été déclarés à l'UNICEF.
Le 5 août 2006, 17 agents de l'ONG française Action contre la faim ont été massacrés.
Finalement, entre le 7 avril 2006 et le 30 septembre 2006, 209 672 personnes ont été déplacées en raison de la recrudescence des combats.
Loubert ne visite plus les forums. Il n'aime pas comment les choses evoluent en Haiti et il prefere se retirer. C'est triste mais c'est la réalité. Il me demande toujours comment tu fais Marc pour rester en ligne et avoir encore le courage de parler de politique ? Je ne sais plus quoi penser. Je m'engage tout simplement. Tout m'amuse rien ne m'attache.
Bien sûr, il m'arrive d'avoir envie de me retirer mais je suis encore là. Je maintiens le contact avec mes compatriotes. J'aime ecouter, echanger pour essayer de comprendre ce que je n'arrive toujours pas à comprendre...Haiti et les politiciens haitiens....
Malheureusement , je n'ai aucune nouvelle de lui. Bon , j'espère qu'il est encore vivant...Lol
Furcy me faisait penser à quelqu'un que je connais virtuellement bien, je pense. Je crois que c'est le même.
Si je comprends bien , le passé d'haitiwebs vous manque ...beaucoup. Il y avait jafrikayiti, Joel, Loubert , la belle haitienne qui habitait à Paris dont son nom m'echappe, quoi qu'elle et moi n'étions pas sur la même longueur d'onde mais je l'aimais pareil. Elle avait l'air , comment dire , sucrée...lol