Rafael Correa est devenu officiellement lundi à Quito le 13e président d'Equateur depuis le retour de la démocratie en 1979 et a annoncé qu'il rejoignait le camp anti-américain en Amérique Latine mené par le Vénézuélien Hugo Chavez.
Rafael Correa a promis de mener l'Equateur vers un socialisme du XXIème siècle

En clair, cet économiste de 43 ans (formé en Europe et aux Etats-Unis) veut renégocier la dette du pays, qui s'élève à plus de 10 milliards d'euros. Il veut aussi réformer la Constitution. "Je convoquerai un référendum pour que le peuple équatorien exerce sa souveraineté et qu'il décide s'il veut, ou non, d'une Assemblée constituante. Assemblée qui cherchera le moyen de dépasser les blocages politiques, économiques et sociaux auquel notre pays fait face", expliquait le président lors de son discours d'investiture lundi. Rafael Correa rejoint donc le clan des dirigeants sud-américains hostiles à Washington, tel le Vénézuélien Hugo Chavez ou le Bolivien Evo Morales. Un clan auquel le président iranien s'intéresse tout particulièrement. Isolé sur la scène internationale, en raison de son programme nucléaire, Mahmoud Ahmadinejad a assisté à l'investiture de Correa après avoir promis une aide financière au Nicaragua.