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Plus de 6 heures d?attente pour rien au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince ce lundi pour les députés, les proches du député des Baradères victime d?une brutalité policière ainsi que l?intéressé (Michelet Casimir) car, l?Inspecteur général Jean Sainfleur mis en cause dans cette affaire et qui fait justement l?objet d?un mandat d?amener du substitut du commissaire, Frantz Poteau a brillé par son absence. Les nombreux parlementaires présents au parquet y compris le président de la commission Justice et Sécurité de la chambre basse, Ronald Larèche ont été très en colère contre l?officier de police et ils promettent de se réunir très vite en Assemblée pour faire entendre leurs voix au cas où ce dernier continue de bouder le mandat de la justice.

Un des avocats de la défense, Me Osner Févry a expliqué qu?il a écrit au parquet pour lui demander de clarifier le mandat qu?il a décerné arguant qu?il y a un manque de respect flagrant pour la fonction de l?officier supérieur de police qu?il est dans ce mandat. Me Févry s?est aussi interrogé sur le passé de la victime (le député Michelet Casimir) informant par exemple que le véhicule à bord duquel se trouvait le concerné pourrait très bien être une voiture volée, car son propriétaire se trouve présentement à l?étranger.
A noter que le porte-parole de la police, le commissaire Frantz Lerebours avait donné la garantie samedi dernier que l?Inspecteur général Jean Sainfleur allait répondre à la convocation du parquet et que la direction générale qui a instruit l?Inspection générale en chef de police de diligenter la procédure d?enquête administrative d?usage n?allait rien faire pour empêcher le cours de l?affaire devant la justice civile.
A rappeler que l?incident en question s?était produit au bicentenaire, aux abords du théâtre national sur la route de Carrefour quand le député Casimir qui roulait en sens inverse s?était vu bloquer par l?Inspecteur général Jean Sainfleur et le parlementaire a avoué avoir été victime de coups et blessures en même temps que les autres occupants de son véhicule de la part de l?officier de police.
Source: HaitiInfo
L'actualité en question
Alors que la communauté internationale attend des actions de nos responsables et dirigeants, nombre d'entre eux donnent dans le panneau de l'enfantillage ou de l'infantilisme politique... Là où les sautes d'humeur, l'orgueil mal placé, le désir de paraître à tout prix, le besoin d'affirmation ont libre cours comme dans une foire d'empoigne.
Si on se mettait à faire un bilan des réalisations-sensées, orientées vers l'avenir, vers le développement national - des pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, on se rendrait compte que jusqu'à aujourd'hui, nous marquons des pas sur place... Ou mieux, nous continuons à régresser, à ne pas saisir le moment de partir de bon pied.
Où en est-on avec la réforme du système judiciaire? Qu'en est-il de l'impérieuse nécessité de réformer le système carcéral, de construire une prison centrale (au moins) digne de ce nom? Quelle stratégie d'accueil envisage-t-on pour les déportés considérés à tort ou à raison comme des agents de l'insécurité, du grand banditisme que connait, ces derniers temps, le pays? Le ministre de la Justice, le secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, le directeur général de la Police nationale d'Haïti, où trouvent-ils le temps d'alimenter un conflit avec un commissaire de gouvernement? Combien de parquets et de commissaires de gouvernement existe-t-il dans le pays?
Les lois du pays sont désuètes, inadaptées, inappropriées, reconnait-on. D'autres doivent être adoptées pour répondre à des exigences politiques, économiques, sociales.
Un ministre a été nommé et est chargé d'harmoniser les rapports entre le Législatif et l'Exécutif. A-t-on déjà préparé et soumis un calendrier législatif qui renfermerait toutes les lois à réviser, à élaborer durant les sessions parlementaires?
Est-ce parce qu'ils sont tout à fait étrangers aux affaires parlementaires que de nombreux sénateurs et députés passent le plus clair de leur temps à faire du m'as-tu-vu?
Nous sommes vraiment loin de sortir de l'auberge, de réduire notre dépendance vis-à-vis de l'étranger... Loin de satisfaire les attentes de nos Tuteurs qui réclament de nous des Actions!
Source: Le Nouvelliste