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Lame Ti Machèt accusée d?avoir joué un rôle dans l?assassinat d?un photojournaliste

lame_ti_machet_accusee_d_avoir_joue_un_role_dans_l_assassinat_d_un_photojournaliste-epouse_du_photograph_assassine.jpgépouse de fait du confrère assassiné, Marjorie Jacques
Le Substitut du Comm. du gvt. Felix Léger, reçevant la plainte des mains de Guyler C Delva en présence de l'épouse de fait du confrère assassiné, Marjorie Jacques
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Published by TiCam- 02-04-07
news Lame Ti Machèt accusée d?avoir joué un rôle dans l?assassinat d?un photojournaliste

Haïti : Lame Ti Machèt accusée d?avoir joué un rôle dans l?assassinat d?un photojournaliste
Reporters Sans Frontières ne rapporte pas toute la vérité, même avec un nombre accablant d?assassinats avérés attribués au groupe de vigiles
Par Jeb Sprague
Spécial pour Narco News Bulletin
Des résidents de Martissant, un quartier pauvre et tentaculaire du Sud de Port-au-Prince, ont accusé Lame Ti Machèt (L?armée des Petites Machettes), un groupe civil de vigilance, d?avoir joué un rôle dans l?assassinat du photojournaliste indépendant Jean-Rémy Badio le 19 janvier 2006. Selon SOS Journalistes, dont Badio était membre, il a été assassiné après avoir pris des photos des tueurs. Ils affirment que sa famille a reçu de nombreuses menaces de mort. L?Agence Haïtienne de Presse (AHP) a rapporté que, selon de proches amis de Badio, la victime a été l?objet de menaces de mort de la part de membres du groupe de vigiles L?Armée des Petites Machettes et que « des résidents de Martissant accusent L?Armée des Petites Machettes d?avoir commis la plupart des assassinats dans la zone ».
Un premier communiqué de presse émanant de Reporters Sans Frontières, organisation basée à Paris, tentait de rejeter la responsabilité du meurtre non seulement sur Lame Ti Machèt mais aussi sur un autre groupe connu sous le nom de Baz Gran Ravin (La Base du Grand Ravin) qui n?a aucune implication avérée dans le meurtre. La directrice générale de RSF au Canada, Emily Jacquard, a écrit : « Deux gangs armés ? Lame Ti Machèt et Baz Grand Ravin ? se sont disputés le contrôle de Martissant ces deux dernières années. »
Le communiqué, qui ne mentionne pas l?accusation des résidents contre Lame Ti Machèt d?avoir joué un rôle dans le meurtre de Badio, ne mentionne pas non plus que le nombre accablant d?assassinats politiques documentés à Martissant ces deux dernières années ont conduit à Lame Ti Machèt, ceci inclut le massacre de 21 personnes, l?incendie de 300 foyers le 9 juillet 2006 et le massacre réalisé conjointement avec la police haïtienne le 20 août 2006 lors d?un tournoi de football sponsorisé par US AID. Contrairement aux preuves massives qui démontrent les violents saccages de Lame Ti Machèt, les gens de Martissant expliquent systématiquement que depuis 2004, la Baz Gran Ravin a servi comme groupe d?autodéfense.
On pense que Lame Ti Machèt est née peu après le putsch de 2004, sous la tutelle du régime illégal de Latortue avec pour mission « d?éliminer les gens hostiles au régime par intérim » (AHP, 23/01/07). Un jeune journaliste, Jean Abdias, a été exécuté d?une balle dans la tête par la police du gouvernement par intérim en janvier 2005. RSF et d?autres groupes perçus comme étant partiaux envers les autorités haïtiennes par intérim n?ont pas rapporté l?assassinat.
Selon des rapports de AUMOHD, une organisation de défense des droits humains qui opère à Martissant, le massacre de 2006 perpétré par Lame Ti Machèt « était conçu comme un écran de fumée destiné à provoquer la vengeance de Baz Gran Ravin et ainsi, faire diversion pour éviter la pression de la police et des citoyens pour mettre Lame Ti Machèt en prison. Le coordinateur du conseil communautaire des droits humains (CHCR) d?AUMOHD, Esterne Bruner, a été assassiné par Lame Ti Machèt le 21 septembre 2006. Mais aucune vengeance n?a été rapportée. Au lieu de cela, le CHCR, non violent et non partisan, continue de poursuivre en justice tous les assassinats. »
L?Institut pour la Justice et la Démocratie à Haïti (IJDH) observe que : « L?Armée des Petites Machettes va continuer jusqu?à ce que quelqu?un les arrête. Ils ont perpétré le massacre du match de football d?août 2005 avec l?aide de la police et tout à côté d?un poste d?observation de la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation à Haïti). Ils ont frappé à nouveau le jour suivant, incendiant maison après maison. Ils ont réalisé une série d?attaques à l?été 2006. Mais ni la MINUSTAH ni la PNH (Police Nationale d?Haïti) n?arrêtera les leaders. »
Des images du massacre du match de football d?août 2005 sont parues dans le documentaire « Haïti : la démocratie inachevée » de Walt Bogdanich, auteur pour le New York Times. Elles montrent les policiers bien équipés avec des membres de Lame Ti Machèt officiant comme adjoints de la police, courant vers la foule qui crie.
Sous la pression internationale des groupes de défense des droits humains, la PNH, avec l?aide des troupes srilankaises de la MINUSTAH, ont arrêté et emprisonné quinze membres de la police haïtienne cités dans l?enquête de police officielle comme travaillant pour Lame Ti Machèt. Mais les individus arrêtés ont été libérés sous caution en février 2006. Le 19 octobre 2006, le juge Paul Peres a rendu son jugement final en libérant tous les policiers de toute responsabilité mais il a cité des civils dans le cas qu?il a renvoyé devant la cour criminelle.
Les organisations de défense des droits humains ont condamné le juge Peres qui, en tant que partisan du gouvernement par intérim, a libéré les policiers dont la collaboration avec Lame Ti Machèt était notoirement connue. La chef de la PNH, Mario Andersol, a ensuite critiqué la corruption parmi la police judiciaire ; en réponse à cela, certains d?entre eux se sont mis en grève. Les civils cités à la cour criminelle par le juge Peres sont Marck alias Ti Ink, Tél Kale, Kiki Ainsi Connu, Roland Toussaint, Frantz alias Gérald Gwo Lombrit, Roudy Kernisan alias commandant Roudy (chef de Lame Ti Machèt), Carlos, alias Choupit et Jean-Yves alias Brown.
Guyler Delva, de l?Association des Journalistes Haïtiens (AJH), a dénoncé l?assassinat de Badio dans plusieurs médias haïtiens. Amnesty International a également sorti un communiqué de presse pour dénoncer l?assassinat de Badio. L?Associated Press rapporte que Fred Blaise, porte-parole de la police de l?ONU, a expliqué que des membres de gang étaient suspectés dans la fusillade mais qu?aucune arrestation n?avait été effectuée. Suite au récent meurtre de Badio, le Premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, a autorisé les soldats de la MINUSTAH à accroître leurs patrouilles à Martissant.
Des milliers de personnes ont été tuées à Haïti depuis le renversement anticonstitutionnel du gouvernement élu en février 2004. Une étude scientifique effectuée auprès d?un échantillonnage spatial aléatoire et publiée dans le journal médical britannique, The Lancet, a révélé qu?entre début 2004 et mi-2006, 4000 personnes ont été tuées par les forces du gouvernement par intérim et ses partisans armés dans la zone du grand Port-au-Prince. La seconde moitié de l?étude présentée ce mois-ci par ses auteurs, montre que la grande majorité de ceux qui étaient visés sont partisans de Lavalas et Lespwa.
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By bana2166 on 02-05-07, 08:13 AM
news Chief of Lame Ti Manchet Reportedly Escapes to Dominican Republic

Chief of Lame Ti Manchet Reportedly Escapes to Dominican Republic
By Jeb Sprague,
Posted on Fri Feb 2nd, 2007 at 03:30:28 PM EST
Human rights workers on the ground in Martissant, Haiti, reported yesterday that the wife of Rudy Kernizan has been apprehended. Rudy himself -- chief of the vigilante Lame Ti Manchete (Little Machet Army) -- has escaped reportedly to the DR.
There was an account yesterday in AHP that MINUSTAH and PNH did an operation in Martissant. Human rights workers report that several (3-4) Lame Ti Manchet people have been arrested by MINUSTAH and the Haitian police. No casualties occurred.
The overwhelming amount of documented killings in Martissant over the last two years have been conducted by Lame Ti Manchèt according to AUMOHD, and this has taken place against Lavalas oriented communities. This included a massacre of 21 people, the burning down of 300 homes 7/9/06, and a massacre carried out jointly with the Haitian police at a USAID sponsored soccer tournament 8/20/05.
A study published in the British medical journal, The Lancet, utilizing scientific methods such as random spatial sampling (and recently approved again by Wayne State officials) clearly shows that the massive amount of violence after the coup was aimed at Lavalas/Lespwa communities.
Recent pieces by Reporters Without Borders (RSF) and now by former Economist Intelligence Unit correspondent Michael Deibert have attempted to place an equal amount of blame for the violence in Martissant on a group known as the Baz Gran Ravine as with the now infamous group Lame Ti Manchet. The problem with the argument is that according to both Haitian citizens and human rights workers active on the ground (such as AUMOHD), the vast majority of violence has been carried out by Lame Ti Manchet. This does not mean that Baz Gran Ravine has committed no violence, but the facts clearly show that the huge majority of recorded violence is from the vigilante group known as Lame Ti Manchet.
It is clear that the disinformation being spread by Deibert/RSF has a political edge that is meant to whitewash the driving force behind violence in Martissant, especially violence conducted against Lavalas communities who they choose to ignore.
These same organizations/correspondents have ignored the half dozen human rights reports that came out during the 04-06 period showing interim government complicity in violence against slum dwellers (National Lawyers Guild, Miami University, Amnesty International, Quixote Center, New York University, Lancet). They ignored the death of grassroots journalist Abdias Jean. RSF acknowledged to me that they had interviewed police officers who admitted police complicity in the killing of Abdias Jean but they (RSF) never published this information or any information on Abdias Jean for that matter. NED officials have acknowledged three grants that included funding for RSF. Now RSF has ignored the claims by family/friends of a photojournalist Jean-Rémy Badio that Lame Ti Manchet had a role in his killing.
Diana Barahona observes that "Every overthrow of a government begins with a narrative". Now we see that every repression of a poor population begins with a narrative. Lame Ti Manchet is intricately linked with members of Haiti's de facto interim police force, fifteen of which were let off by the same pro-coup judge who illegally kept Father Gerard Jean-Juste in prison while his neck swelled with cancerous lymph nodes. If not for the courageous acts of Dr. Paul Farmer he would probably be dead by now.
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By bana2166 on 02-05-07, 08:07 PM
news RSF: du sang sur les mains

RSF: du sang sur les mains
Á quoi joue, une fois de plus, l?ONG française de Robert Ménard, Reporters sans frontières (RSF), en essayant de manipuler les faits dans le dossier de journalistes haïtiens assassinés par des paramilitaires?
C?est la question que se posent plusieurs observateurs avec la publication récente d?une enquête menée par un expert nord-américain de renom sur le sauvage assassinat d?un photoreporter dans ce pays des Caraïbes.
Jeb Sprague, un universitaire californien qui se consacre depuis quelques années au dossier Haïti et qui a démasqué, avec sa collègue Diana Barahona, la collusion de RSF avec le département d?État, vient de publier sur le site web bien connu Narco News, une analyse où il signale que l?organisation parisienne a manipulé les faits entourant la mort du photoreporter Jean-Rémy Badio survenue le 19 janvier 2006.
Sprague raconte comment des citoyens de la localité de Martissant, au sud de Port-au-Prince, accusent le groupe paramilitaire Lame Ti Manchèt (l?Armée des petites machettes), d?être responsable de l?assassinat du reporter.
Selon le groupe SOS Journalistes, dont Badio était membre, celui-ci a été exécuté après avoir fait des photos de ses assassins. Un communiqué de RSF émis depuis Paris présente une version manipulée des faits «même si l?on a attribué à ce groupe une nombre énorme d?assassinats documentés», rapporte Sprague, dans son reportage spécial pour The Narco News Bulletin.
Un communiqué de presse émis par RSF, depuis Paris, tente une diversion en impliquant un autre groupe, connu sous le nom de Baz Gran Ravine, dont la participation à cet assassinat n?a pas été démontrée.
La directrice du bureau de RSF au Canada, Emily Jacquard, a évité de façon bien étrange, de mentionner les faits exprimés par les voisins du lieu du crime et n?a pas non plus signalé que la plupart des assassinats politiques survenus à Martissant ces dernières années ont été exécutés par Lame Ti Manchèt.
Sprague a rappelé un massacre perpétré par la police haïtienne avec l?aide de Lame Ti Manchèt dans un tournoi de football parrainé par la USAID, le 20 août 2005. Des images de ces tragiques évènements apparaissent dans le documentaire de Walt Bogdanich, un reporter de The New York Times, intitulé Haïti: la démocratie inachevée.
L?Agence haïtienne de presse (AHP) rapporte que, selon des proches de Badio, la victime avait fait l?objet de menaces de mort de la part de membres de Lame Ti Manchèt, un groupe paramilitaire né sous la tutelle du régime de Latortue, imposé par les États-Unis.
Guyler Delva, de l?Association des journalistes haïtiens (AJH) a dénoncé l?assassinat de Badio dans de nombreux médias haïtiens.
L?AFFAIRE ABDIAS JEAN
Ce n?est pas la première fois que se confirme clairement la duplicité de RSF dans le dossier haïtien.
Un cas flagrant: l?assassinat d?un autre journaliste, Abdias Jean, 25 ans, correspondant d?une station de radio de Miami, WKAT, qui a été exécuté par la police du régime intérimaire en janvier 2005.
Des agences de presse ont mentionné les déclarations d?un témoin oculaire selon lequel Abdias Jean a été mitraillé par des agents de la police du gouvernement Latortue quand il couvrait un raid.
Les policiers ont frappé Jean et ont vidé leurs armes à feu sur lui bien qu?il s?était identifié clairement comme journaliste. Dans ce dossier aussi, Guyler Delva, le président de l?AJH, a non seulement condamné l?assassinat mais a affirmé disposer d?informations selon lesquelles les policiers ont poursuivi le journaliste jusqu?à l?intérieur d?une maison.
RSF a cependant observé un mutisme total sur l?affaire.
Le groupe français, tellement porté à intervenir lorsqu?il s?agit de couvrir les crimes de protagonistes nord-américains ? le rapport de RSF sur l?assassinat du cameraman espagnol José Couso en Irak l?a montré hors de tout doute ? n?a pas estimé que cette exécution valait à tout le moins un communiqué.
Selon un article publié en août sur le site web nord-américain Counterpunch, par les chercheurs Diana Barahona et Jeb Sprague, l?alliance entre RSF et le Département d?État est tellement confidentielle que la NED refuse de révéler le contenu des documents IRI 2002-022/7270, IRI 2003-027/7470 et IRI 2004-035/7473 qui contiennent les détails des ententes convenues entre RSF et l?International Republican Institute, la machine à ingérence du Parti républicain.
La récente enquête sur la USAID menée par le General Accountability Office (GAO), l?organisme d?audit du gouvernement nord-américain, révèle comment l?IRI et la NED sont deux des intermédiaires utilisés depuis l?administration Reagan pour détourner l?argent du contribuable vers des organisations étrangères qui appuient les projets de l?extrême droite nord-américaine et de la CIA.
Haïti a vécu une tragédie interminable depuis 2004 quand une mafia de politiciens et de fonctionnaires nord-américains, après une campagne internationale de désinformation, a organisé l?éviction du président Jean-Bertrand Aristide.
Cette mafia reçoit l?appui économique de la United States Agency for International Development (USAID), de l?International Republican Institute (IRI) et de la National Endowment for Democracy (NED).
Ces mêmes organisations ont financé, en vue des élections présidentielles, plusieurs groupes politiques qui ont participé ou ont appuyé le coup d?État contre Aristide.
RSF se trouve parmi les bénéficiaires confirmés des subsides accordés par ces mêmes organisations avant et après le putsch.
De sorte que... à quoi joue, une fois de plus, l?ONG française de Robert Ménard en présentant une version manipulée de l?assassinat d?un journaliste et en ignorant totalement une autre exécution, malgré les dénonciations répétées des professionnels de la presse haïtienne? Jusqu?à quand RSF prétendra-t-elle défendre les journalistes et les droits de l?homme alors qu?elle est toujours plus liée à l?appareil de désinformation du gouvernement des États-Unis?
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