Des gangs terrorisent les campagnes vers des zones rurales en Haïti
jeudi 1 mars 2007, mis à jour à 08:17
Des membres de bandes armées, fuyant les bidonvilles de la capitale haïtienne où ils sont exposés à des interventions de la Minustah, se sont déplacés vers des zones rurales où ils terrorisent la population, ont indiqué des responsables et des habitants.
Ainsi, un chef de gang appelé Belony récemment chassé de la Cité Soleil, bidonville de la capitale, par la Mission des Nations unies en Haïti, dirige à présent un groupe d'une centaine d'hommes armés près de la ville de Saint-Michel, dans le nord du pays, selon Patrick Joseph, un député du secteur.
"Le gouvernement et les forces de sécurité devraient agir immédiatement afin d'éviter une détérioration de la situation en matière de sécurité là-bas", a déclaré Joseph, ajoutant que ces gangs ne faisaient aucun effort pour se cacher.
"Ils s'installent près d'une montagne, marchent par dizaines avec des armes d'assaut à la main et la population de Saint-Michel est terrorisée."
La Minustah a été déployée dans le pays peu après le départ du président Jean-Bertrand Aristide, chassé par une insurrection armée, il y a trois ans. Elle a renforcé ces dernières semaines ses opérations contre les gangs armés opérant jusqu'ici dans les bidonvilles.
Ces gangs, dont certains demeurent fidèles à Aristide, sont depuis des années les véritables maîtres de certains quartiers pauvres de Port-au-Prince.
L'émissaire de l'Onu en Haïti, Edmond Mulet, a déclaré que des hélicoptères effectuaient des survols de zones où les bandits se seraient réfugiés. "Nous continuerons à les chercher, où qu'ils aillent", a-t-il assuré.