Mon cher Mezanmi,
Une constitution n'est pas une Bible et la constitution de 1987 a été redigée sur l'impulsuion et excitation du moment. Elle révèle bien des ecarts tout comme l'article 291 qui interdisait aux duvalieristes de jouir de leurs droits civil et politiques, ca a été un accroc. Et dans toute société démocratique tous les hommes sont nés libres et égaux en droit (Article 1 de la Charte des Nations Unies). Un tel article mérite donc d'etre amendée car l'apartheid ne saurait existé dans notre pays.


Il est aussi injuste de noter la faiblesse de cette constitution vis-à-vis des haitiens vivant à l'exterieur et qui sont naturalisées et qui contribuent en grande partie dans l'économie du pays. Si l'appel est lancé maintenant pour leur demander d'investir dans le pays, il est donc de bon aloi de leur accorder le droit de vote et de participation aux affaires de l'état. Ce sont la deux examples frappantes qui montrent l'ineficacité de cette constitution. Meme la encore une erreur s'est glissée, nous avons 10 départments, et la constitution ne reconnait que 9!!
Quant a la présidence a vie il n'en n'est pas question elle n'est meme pas mentionée dans cette constitution. Cette constitution donne un mandat de 5 ans au président. Le gouvernment ne saurait bénéficier des nouvelles prescriptions des nouveaux amendments anyway.
J'espere ainsi eclairer ta lanterne.
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Une commission multisectorielle et un espace de consultation avec les organisations de droits humains autour de la réforme judiciaire et de la réforme administrative pourront être créés par le président de la République pour un éventuel amendement de la Constitution de 1987. Le chef de l'Etat organise une série de rencontres avec parlementaires, syndicalistes, politiciens...
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a confirmé une série de consultations du chef de l'Etat, René Préval, avec divers secteurs de la vie nationale sur un éventuel amendement de la Constitution haïtienne approuvée par referendum, il y a de cela vingt ans. Des parlementaires, des juristes, des syndicalistes, des responsables d'organisations de droits humains et de partis politiques ont participé à la croisade lancée par le chef de l'Etat, à l'occasion de la commémoration des vingt ans de la Constitution de 1987.

« Il y a vingt ans, le pays s'était donné un outil en vue de la construction d'une société démocratique. Le moment est venu d'entamer une réflexion afin d'envisager ou non une réforme de cette Constitution », a dit le chef de l'Etat lors d'une rencontre vendredi dernier avec les représentants des organisations de droits humains au Palais national. L'historien Claude Moïse, a rapporté l'agence AlterPresse, accompagnait le président lors de la première série des discussions. Le « dilemme constitutionnel haïtien » aurait été présenté par M. Moïse, auteur d'un ouvrage sur les Constitutions haïtiennes. Depuis environ un an, l'éditorialiste du quotidien Le Matin a la mission d'explorer les possibilités d'un amendement de la Constitution de 1987.

La Constitution de 1987, a estimé l'historien cité par l'agence en ligne, a accordé beaucoup d'importance aux droits de la personne, a créé de nouvelles institutions et a dilué les pouvoirs traditionnels de la Présidence. Cependant, a-t-il poursuivi, certaines réalités ont échappé aux constituants et certains articles posent des problèmes dans leur formulation. Des contradictions, des flous, des manquements dans la Charte fondamentale haïtienne, rapporte AlterPresse, ont été dénoncés par Claude Moïse au Palais national. La non-prévision d'une cour constitutionnelle qui serait chargée d'interpréter la Constitution, figure parmi les lacunes révélées par l'écrivain.

Certains intervenants ont reconnu les imperfections de la Constitution. Ils ont cependant lancé une mise en garde contre tout amendement en dehors de la « souveraineté populaire ». Une décennie serait nécessaire pour amender la constitution haïtienne, si le processus doit être respecté. Certains parlementaires, cependant, sont favorables à un compromis politique pour « faire vite » et faire fi des prescrits constitutionnels qui veulent que le processus soit lancé à la dernière session d'une législature.
La Constitution n'est pas une Bible
« La Constitution haïtienne n'est pas une Bible. Elle doit être adaptée à certaines réalités », a réagi Jean Généus, ministre des Haïtiens vivant à l'étranger lors des débats.
La question de la double nationalité figure parmi les principaux motifs d'un amendement de la Constitution en vigueur. Dumarsais Mécène Siméus, un riche industriel américain d'origine haïtienne, avait été écarté de l'élection présidentielle de l'année dernière à cause de sa nationalité étrangère. L'aide de la diaspora haïtienne à Haïti est l'argument majeur soutenu pour amender la Constitution de 1987 qui met en quarantaine les Haïtiens ayant adopté une autre nationalité et qui voudraient devenir président, députés, sénateurs...-.
Les Haïtiens ont reçu 1, 65 milliard de dollars de transferts en 2006, selon une enquête du Fonds multilatéral d'investissement (FOMIN) de la Banque interaméricaine de développement (BID). Un pactole qui dépasse le budget annuel de la République financé à près de 60% par la communauté internationale.