Jeune homme incarcéré en Haïti
Que fait Ministre Canadian des Affaires étrangères, Peter MacKay? Quebecois emprisonne en Haiti
Mise à jour: 13/03/2007 10:36
Michel Charbonneau, père de Maxim, emprisonné depuis huit mois en Haïti, déplore l?inaction du ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.
Joint au téléphone hier à Port-au-Prince, M. Charbonneau semblait à bout de patience.
«Mon fils a été arrêté le 17 juillet 2006. Une représentante de l?ambassade canadienne, Suzanne Carter, a rencontré mon fils à ce moment et il est toujours en prison.»
Accusé d?enlèvement, le jeune homme de 20 ans n?a pas été jugé et il n?y a pas eu d?enquête.
«Nous le savons», a dit André Lemay, attaché de presse du ministre MacKay, à propos d?une situation qui ressemble à une violation des droits de l?homme.
Version du ministère
«Il y a des choses qui se font, mais nous ne pouvons rien divulguer», a ajouté le porte-parole en précisant que le ministère des Affaires étrangères est en contact avec les Charbonneau.
M. Charbonneau, missionnaire de l?Église Nouvelle Vie, est en Haïti avec son épouse depuis 1996, où il s?occupe de nourrir 1500 enfants.
Le missionnaire demande au ministre MacKay de suspendre l?aide promise par le Canada à Haïti, une enveloppe de 520 M$ répartie depuis l?an dernier et jusqu?en 2011.
Une visite
Son fils Maxim est venu lui rendre visite l?été dernier pour une période de six semaines.
Le jeune homme a vécu en Haïti, où il a fait son niveau secondaire à l?école américaine.
«Une de ses amies qui a fréquenté la même école lui a demandé de venir le chercher parce qu?elle avait des problèmes à la maison», relate Michel Charbonneau.
«Elle voulait être hébergée chez nous. Maxim a refusé et il l?a laissée dans un hôtel avec ma voiture», ajoute le père.
Maxim Charbonneau a alors été arrêté et accusé d?enlèvement.
Son père a refusé catégoriquement d?identifier la nationalité de la jeune fille. «C?est très dangereux ici. Il y a 15 meurtres par jour.»
M. Charbonneau dit que les conditions de détention de son fils sont actuellement correctes. «Il n?y a pas de tortures, les gens ne sont pas maltraités.»
Il lui fait apporter de la nourriture tous les jours et il le visite deux fois par semaine.