Le président René Préval a attendu que ses propos soient déformés par un média dominicain pour se rendre compte que la presse haïtienne lui serait très utile dans la couverture du Sommet sur la drogue, la sécurité et la coopération tenu à la chancellerie dominicaine, le vendredi 16 mars 2007.
La délégation haïtienne - la plus forte devant la République dominicaine, pays hôte - était composée de 23 membres au nombre desquels il n'a pas été prévu un responsable de communication qui serait chargé d'accueillir particulièrement les journalistes haïtiens qui ont fait le déplacement en République dominicaine pour couvrir l'événement. D'ailleurs, il a été étonnant de constater que la presse haïtienne a été si fortement représentée dans la mesure où elle a été tenue à distance, n'a été que très peu informée du déroulement de ce sommet qui, de toute façon, dans son suivi ou ses résultats, va engager l'avenir du pays.
N'est-il pas obligatoire que le pays soit informé de la participation de ses dirigeants dans des assises aussi importantes? N'est-il pas un devoir pour les responsables de tenir la presse informée de leur agenda et de l'inviter même à participer aux rencontres importantes au cours desquelles est souvent décidé l'avenir du pays?
On dirait qu'il est très antidémocratique de publier des avis, des notes de presse, des communiqués informant des décisions, des déplacements des actions... de nos responsables.
Quel pays?