C'est dans un environnement salubre, propre, désherbé que les résidents du Quartier 2004 (Ancienne piste de l'aviation militaire) vivent depuis tantôt deux mois. Grâce à une aide humanitaire du Venezuela, ce quartier, jadis abandonné, arbore aujourd'hui une apparence très attrayante. Nouveau visage du Quartier 2004.
Un terrain de basket-ball grillagé, placement, des deux côtés de la route, de mini-poubelles tous les cent mètres, embellissement des pylones des réverbères électriques par des couches de peinture, plantation d'arbustes au milieu et sur les côtés de la route sont, en dehors des travaux d'assainissement, les premières réalisations des militaires vénézuéliens au quartier 2004.
La destinée de cet espace qui, autrefois, servait d'aire de décharge à la Minustah et à la population environnante a complètement changé de cap depuis la mi-février. En effet, les terrains vagues qui environnent le bâtiment résidentiel du Quartier 2004, où des camions de la mission onusienne et d'autres particuliers venaient décharger déchets, résidus solides ou de matériaux de construction, ont été complètement nettoyés. Selon les informations recueillies auprès de plusieurs travailleurs rencontrés sur le chantier, l'aide humanitaire du Venezuela va servir aussi à construire des logements sociaux.
Le projet initial du Quartier 2004, financé par la République de Chine, consistait en la construction de trois à quatre bâtiments destinés principalement aux fonctionnaires de l'État. Mais le départ de l'ancien président Aristide a aussi mis fin à ce projet.
Interrogées en 2005 sur la question, les autorités intérimaires n'avaient jamais pu trouver dexplication. Au contraire, ces derniers avaient même projeté d'offrir cet espace à la Minustah en délogeant les occupants. Suite à une mobilisation de certains des bénéficiaires de ce programme de logements sociaux, la force onusienne a, de par elle-même, renoncé à l'occupation de l'espace.
Par la suite, ces habitants étaient livrés aux bandits, violeurs qui avaient fait de cette zone, un endroit privillégé pour commettre leurs forfaits.
Les piles d'ordures servaient de complices aux malfrats qui se dissimulaient par derrière pour rançonner les passants et violer jeunes filles et femmes à la tombée de la nuit.
Avec cette intervention des militaires vénézuéliens assistés de fonctionnaires du ministère des Travaux Publics, le Quartier 2004 n'est plus le repaire de bandits. Les résidents de ce quartier louent cette aide du gouvernement vénézuélien. Ils n'attendent que la poursuite des travaux et le rallumage des réverbères pour retrouver la paix parfaite d'esprit quand la nuit tombe.
Source: Le Nouvelliste