Deux ex-commandants de la MINUSTAH, Augusto Heleno Ribeiro et José Elito Carvalho, interrogés dans le cadre d'une séance publique.
La commission des relations extérieures de la Chambre basse du Parlement brésilien a tenu mercredi une séance publique sur les opérations de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) visant à combattre la "violence urbaine", rapporte jeudi l'agence officielle brésilienne Agência Brasil.
Les généraux brésiliens Augusto Heleno Ribeiro Pereira et José Elito Carvalho Siqueira, tous deux anciens commandants de la force internationale de paix, ont été invités à se prononcer sur la situation sécuritaire du pays.
Cependant, l'agence brésilienne n'a pas révélé la teneur des interventions des deux chefs militaires et des discussions qu'ils ont eues avec les Députés.
Durant leur mandat respectif, Heleno Ribeiro prônait des mesures sociales et non l'action militaire pour mettre fin à la violence des bandes armées dans des bidonvilles de Port-au-Prince tandis que José Elito gardait un profil bas jusqu'à son départ.
Des parlementaires de l'opposition brésilienne expriment régulièrement leurs préoccupations face aux accusations de violation des droits humains portées contre des casques bleus et ont même réclamé le retrait des troupes brésiliennes d'Haïti.
Le Brésil, qui a déployé 1.200 soldats dans le pays, détient également le commandement de la MINUSTAH. La mission onusienne compte plus de 8.000 militaires et policiers internationaux.
Source: Radio Kiskeya