La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haiti (CCIH) demande la libération provisoire de certains hommes d'affaires importants arretés dans une affaire de fausse facture.
"Ces hommes d'affaires, inculpés dans le cadre de la lutte contre la corruption et la contrebande lancée récemment par le chef du gouvernement, disposeraient de suffisamment de garantie pour être en liberté provisoire", soutient la CCIH.
Les responsables de la Chambre estiment que. « Certaines détentions s'avèrent inopportunes », selon eux.
Selon le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haiti, M. Jean Robert Argant, « hormis les cas de flagrant délit, il ne revient qu'aux juges et aux tribunaux d'arrêter et de condamner à la prison ou à toute autre peine qu'aurait mérité un délit ou une infraction ».
Entre autres, il croit que l'inculpation de ces hommes aura des incidences néfastes sur les futurs investissements dans le pays et dit souhaiter que « la justice soit sereine et équitable et que sa gestion donne lieu à plus de modération et de respect de la personne humaine ».
Rappelons que dans le cadre de la lutte contre la corruption entamée depuis le mois de mai par le gouvernement, plusieurs hommes d'affaires importants ont déjà été sanctionnés et se trouvent actuellement derrière les barreaux du pénitencier national.
Parmi eux on trouve Fritz Brandt et son fils David Brandt, Franck Ciné, PDG d'une compagnie de téléphonie mobile et trois membres de l'ancien conseil d'administration de la Socabank, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy.