Le secteur privé des affaires n'est pas de tout repos ces temps-ci. Après les démêlées judiciaires de Franck Ciné, PDG de la Haïtel qui se trouve écroué au pénitencier national sous l'accusation d'avoir occasion-né en compagnie de quelques autres membres du conseil d'Administration de la Socabank la faillite de cette banque et après l'arrestation à scandale de Fritz Brandt et de son fils David pour falsification de document de douane, Réginald Boulos, ancien président de la chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti ne serait pas loin d'être lui aussi inquiété, a-t-on appris de source judiciaire crédible.

Le propriétaire ou actionnaire majoritaire de plusieurs entreprises du pays telles Megamart, Delimart, Safari Motors (Daihiatsu), le Journal Le Matin et Radio Vision 2000 serait convoqué au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince jeudi prochain par le commissaire Claudy Gassant qui enquête sur l'implication éventuelle de quelques membres de la bourgeoisie d'affaire dans des cas de corruption. Interrogé à ce sujet par Infohaiti.net, Me Gassant qui se trouve pour le moment à l'étranger n'a pas voulu fournir plus de détail sur cette question se contentant de confirmer que certaines personnes de ce milieu ont bien reçu une invitation en ce sens sans citer nommément Réginald Boulos qui, on s'en souvient, avait usé de toute son influence et de ses moyens économiques pour empêcher le retour de René Préval au pouvoir. M. Boulos dont le frère aîné (Roudolphe Boulos) siège au parlement en tant que premier sénateur du Nord'est avait été très critique à l'endroit du citoyen René Prval durant la campagne présidentielle accusant ce dernier de symboliser l'ordre lavalas ancien rejeté par le peuple haïtien. Persécution politique ou saine gestion de l'appareil judiciaire indépendant ? Les observateurs se posent la question aujourd'hui à la lumière de cette bataille lancée contre ces hommes et femmes des milieux des affaires haïtiens.