Tiré de "L'actualité en Question" du quotidient Le Nouvelliste
Combien coûte à l'Etat haïtien le séjour aux Etats-Unis d'Amérique d'une forte délégation de parlementaires - dont neuf sénateurs -qui se donne pour mission de consulter la diaspora sur la question de la double nationalité?
La question de la double nationalité ne peut être soulevée que dans le cadre d'une réforme, d'un amendement ou d'un changement de la Constitution de 1987. Ces parlementaires s'alignent-ils désormais sur la même position que l'Exécutif?
Est-elle un problème si urgent au point que les parlementaires ne se donnent pas le temps de mesurer l'ampleur et la complexité de l'état civil des Haïtiens vivant sur le territoire?
Avons-nous déjà résolu l'épineux problème de l'identification des citoyens à la naissance?
A quoi servira d'être citoyen si on ne peut jouir pleinement de toutes les libertés civiles et politiques? Ces citoyens jouissant de la double nationalité pourront-ils voter, jouir d'un système de santé, d'assistance sociale?
Combien d'Haïtiens vivant sur le territoire national qui ne sont encore détenteurs d'un acte d'état civil? Dans quelle condition fonctionnent nos offices d'état civil? Combien d'Haïtiens ayant déjà atteint l'âge de la majorité ne sont pas jusqu'ici en possession de leur carte d'identification nationale?
En dehors des autres privilèges liés à la nationalité ou à la citoyenneté, qui pourraient attirer les Haïtiens de la diaspora, n'y a-t-il pas un minimum auquel ils auront droit, auquel ils s'attendent, dans la prise de cette décision?
Qu'est-ce qui peut expliquer ce mache prese?
Source: Le Nouvelliste