L'agriculture est le secteur de l'économie haïtienne qui occupe la plus grande partie de la population active (plus de 50 %). Étant donné que plus de 80 % de la production agricole est assurée par la petite agriculture paysanne, il existe, du point de vue social et économique, un enjeu majeur dans le développement rural national.
Malheureusement, bien que les ruraux et les agriculteurs, en particulier, représentent la majorité de la population, ils sont des laisséspour-compte. Ils n'ont pratiquement jamais eu, dans l'histoire nationale, voix au chapitre dans la définition des politiques nationales et des grandes orientations du développement du pays.
Pourtant, il est difficile de concevoir un développement du pays sans une participation majeure du secteur agricole, laquelle doit passer par une modernisation et une recapitalisation des exploitations paysannes. Ainsi, le développement de l'agriculture et du monde rural haïtien est fortement créateur d'emplois. Il constitue un frein à l'urbanisation anarchique du pays et peut contribuer à l'aménagement du territoire national.

Le secteur public comme le secteur privé (entrepreneurs, ONG, associations paysannes) ont conduit de nombreux programmes et projets en vue d'impulser le développement de ce secteur. La réalité globale ne semble pas présenter beaucoup de résultats concrets qui prouvent l'impact positif de ces actions. Cependant, il existe des démarches qui ont réussi en termes d'adoption de nouvelles techniques, d'organisation de la mise en marché et de la transformation des produits agricoles. Ces actions réussies peuvent constituer des modèles auxquels les acteurs du secteur agricole peuvent se référer pour contribuer au développement des filières porteuses, susceptibles d'augmenter les revenus des agriculteurs.
Or, il n'existe à l'heure actuelle aucun canal d'information spécialisé et systématique sur la problématique agricole haïtienne, capable de jouer un rôle essentiel dans l'information des secteurs intéressés et le public, ainsi que la médiatisation des expériences.
Cette action d'information continue se révèle stratégique, dans la mesure où, de plus en plus, les systèmes de communication et d'information deviennent des véhicules de première importance dans la promotion des valeurs, la sensibilisation, la conscientisation et la mobilisation des énergies, la défense des intérêts de communautés réduites aussi bien que de larges secteurs.
C'est dans ce contexte qu'a pris naissance Agropresse. Cette association a en effet pour mission de contribuer au développement de l'agriculture et de l'agro-industrie par la diffusion d'informations relatives aux expériences réussies, aux leçons apprises des échecs enregistrés, aux opportunités existantes dans les secteurs concernés.
Un service de presse et de communication est l'outil principal retenu par Agropresse pour atteindre la population cible et réaliser ainsi sa mission.
Agropresse est formée de plusieurs institutions, dont :
Veterimed (Élevage, santé animale, transformation du lait) ;
Medialternatf (Information, communication)
Saks (Communication sociale, radiophonie)
Group Croissance S.A (Gestion d'entreprise, marketing, économie, finance, technologie) ;
Gref (Problème foncier) ;
Anem (Transformation de fruits) ;
ORE (Production et transformation de céréales et de fruits) ;
Gramir (Production de semences, gestion bassins versants) ;
Concert Action (Environnement, production agricole) ;
Acded (Environnement, production agricole) ;
Gatafi (Technologie appropriée).
Source: Le Matin